Fiche :
- Date de sortie : 15 novembre 2023
- Durée : 1h43
- Genre : Fantastique, Epouvante-Horreur
- Avec : Samuel Le Bihan, Amir El Kacem, Jean-Hugues Anglade
- Réalisé par : Mathieu Turi
Résumé :
Ma Critique :
Après Hostile et Méandre, Mathieu Turi signe la réalisation de Gueules noires, son troisième long-métrage autour de la thématique du survival. Le film a été présenté en avant-première à la seizième édition du Festival du film francophone d’Angoulême. Qu’en est-il de cette production française ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers !

Le goût du risque !
Même si le résultat n’est pas toujours très convaincant, c’est toujours un plaisir de découvrir des films indépendants français qui sortent des sentiers battus. Gueules Noires est un film fantastico-horrifique dont l’intrigue se situe dans le Nord de la France des années 1950. Un mélange de genre que le réalisateur français affectionne particulièrement et qui nous entraîne au coeur d’un labyrinthe de calcaire, pour le meilleur et pour le pire. En effet, bien plus qu’un huis-clos, Gueules noires est un film de monstre où cette équipe de mineurs accompagnée d’un professeur feront la rencontre d’une entité divine démoniaque. Mathieu Turi y multiplie les références au film de Neil Marshall, The Descent, ainsi que celui de Ridley Scott, Alien, le huitième passager, à l’exception que l’histoire ne se déroule pas dans l’Espace.
Après une première partie honorable servant à introduire le contexte et les personnages (avec quelques longueurs), l’histoire nous plonge finalement dans cette galerie de mines où, étonnement, l’identité de la menace est rapidement dévoilée plutôt que d’exploiter davantage la caméra hors-champ et de jouer sur de la suggestion ou de la dissimulation. Un choix scénaristique qui, malheureusement, ne permet pas de créer une atmosphère angoissante ainsi qu’un véritable suspens. Pour autant, l’intrigue autour de cette étrange découverte et de l’ancienne civilisation reste, dans l’ensemble, pertinente. Mais, une nouvelle fois, le film se conclut sur un dénouement rapidement expédié. Malgré des prises de risques, Mathieu Turi aurait pu nous proposer une réalisation avec une meilleure finition et plus de rigueur sur l’ambiance.

Un film de monstre.
Plus imposant que ces précédentes réalisations, le cadre spatial sous forme de huis-clos est visuellement réussi avec cette mine de calcaires. Le monstre est, quant à lui, plutôt soigné avec un traitement visuel proche du cinéma américain des années 80, nous rappelant un peu celui dans le film Alien de Ridley Scott. Pas d’effets numériques, pas de fonds verts afin de privilégier un véritable costume. Ainsi, je suis étonné en bien du résultat, tout particulièrement les démembrements assez réalistes. Enfin, côté bande originale, le film joue énormément avec des effets sonores furtifs afin de surprendre les spectateurs. C’est plutôt efficace !

Une distribution française.
Côté distribution, c’est ici que le film trouve son véritable point faible avec des interprétations assez moyennes pour la quasi-totalité des acteurs. En effet, ça manque de crédibilité et d’émotion dans le jeu et, finalement, il est difficile de vivre cette expérience horrifique avec eux. Même le vilain petit canard de la troupe interprété par Amir El Kacem n’est vraiment pas bon dans son interprétation. Le changement de registre pour Marc Riso et Thomas Solivérès n’est pas un franc succès !
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
12/20 |
