Fiche :
- Date de sortie : 29 novembre 2023
- Durée : 2h05
- Genre : Drame, Romance
- Avec : Anaïs Demoustier, Vincent Lacoste, Paul Beaurepaire
- Réalisé par : Katell Quillévéré
Résumé :
Ma Critique :
Présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2023, Le temps d’aimer est le nouveau drame romantique de Katell Quillévéré. La réalisatrice originaire de la Côte d’Ivoire est familière de la croisette puisque son court métrage À bras le corps (2005) y a été sélectionné pour la Quinzaine des réalisateurs et Suzanne (2013) en ouverture de la Semaine de la critique. Qu’en est-il de ce long-métrage ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

Une relation atypique
Inspiré de la vie de sa grand-mère, Le temps d’aimer est une belle réalisation de la part de Katell Quillévéré. Le scénario repose sur un récit dense, audacieux et bouleversant, où le contraste entre les époques marque les esprits. D’un côté, les années 40, 50 et 60 en France, tout juste sortie d’une Seconde Guerre Mondiale meurtrière et, de l’autre, cette relation amoureuse atypique entre Madeleine et François. Au delà de cette histoire d’amour, ce mélodrame traite donc de thématiques profondes et fortes, notamment les secrets de famille et le regard porté sur l’homosexualité durant les années d’après-Guerre.
Les dialogues ont également une place importante de ce long-métrage. Qu’ils soient verbales ou non, ils sont percutants et montrent, entre autres, la différence social entre Madeleine et François. D’autre part, côté personnages, l’arrivée de Jimmy dans cette intrigue apporte une dimension érotique qui, à mon sens, aurait pu être dispensable. La sous-intrigue autour de Daniel est en revanche, quant à elle, pertinente et révèle une relation mère-fils difficile. Enfin, la dernière partie du film est bouleversante où François, ayant replongé dans ses désirs profonds, finit par en payer le prix. Un dénouement déchirant.

L’après-guerre
Si Le temps d’aimer est une réussite sur le plan scénaristique, Katell Quillévéré nous offre également une mise en scène soignée. Un long-métrage qui traverse les époques avec une belle reconstitution chronologique, de l’après-Guerre avec ces images marquantes des femmes tondues (ayant eu des relations avec des Allemands) jusqu’aux années 60. Les décors et paysages sont superbes avec une belle photographie ainsi qu’un léger grain donnée à l’image pour davantage coller à l’époque. Enfin, la bande originale est honorable, parfois entraînante dans le bar dansant avec un côté Jazzy.

Une belle distribution
Après la comédie de Quentin Dupieux, Fumer fait tousser, Vincent Lacoste et Anaïs Demoustier se donnent à nouveau la réplique dans ce long-métrage. Un magnifique duo, une belle complicité, avec d’excellentes interprétations. Les acteurs sont d’une grande justesse et très émouvants. Parmi les seconds rôles, Paul Beaupaire nous offre également une interprétation bouleversante dans le rôle de Daniel, adolescent. La sous-intrigue autour de sa quête paternelle est marquante. Enfin, Morgan Bailley également honorable dans le rôle de Jimmy.
Pour résumer… Hormis une dimension érotique dispensable, Le temps d’aimer est un magnifique et bouleversant long-métrage de Katell Quillévéré. Un drame romantique profond qui traite de thématiques fortes, telles que l’homosexualité et les secrets de famille, dans un contexte social difficile : l’après-Guerre (celle de 1945). N’oublions pas une mise en scène soignée et une très belle distribution portée par Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
15/20 |
