La Zone d’intérêt

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Fiche :  

Résumé : 

Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, et sa femme Hedwig s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans une maison avec jardin à côté du camp.

 

Ma Critique : 

Salué par la critique et vainqueur du Grand Prix du Festival de Cannes 2023, La Zone d’intérêt est la nouvelle réalisation du britannique Jonathan Glazer (à qui l’on doit également Under the Skin avec Scarlett Johansson et Birth avec Nicole Kidman). Il s’agit d’un drame historique, adapté du roman du même nom de Martin Amis, qui suit le quotidien d’un commandant nazi et de sa famille dans une maison avec jardin à côté du camp d’Auschwitz. Un idée de scénario fort, mais est-ce suffisant ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

La Zone d'intérêt: Christian Friedel, Sandra Hüller

Dans les coulisses…

En adaptant le roman La Zone d’intérêt, Jonathan Glazer nous offre une vision inédite au cinéma et percutante du génocide Juif durant la Seconde Guerre Mondiale. En effet, à travers ce long-métrage, il met en scène le déphasage total entre la perception d’une famille nazie et du voisinage autour du camp d’Auschwitz et la réalité des évènements au sein de cette zone d’horreur où règne persécution et meurtre. Une idée de scénario très intéressante sur le papier mais malheureusement, au bout d’une vingtaine de minutes, l’histoire tourne un peu en rond. Le format court-métrage aurait peut-être dû être privilégier. Finalement, le film accumule les longueurs avec des dialogues creux et une émotion étonnamment absente. Il n’y aucune véritable analyse psychologique des personnages qui manque très clairement d’épaisseur. Tout reste en surface.

La Zone d'intérêt

A la pêche au Grand Prix !

Jonathan Glazer nous offre la mise en scène lisse et contemplative qui, selon moi, ne s’adresse qu’au Jury. Une réalisation bien trop molle avec des scènes oniriques en noir et blanc dont on ne comprend pas véritablement l’intérêt. Tout est suggéré, aucune scène des camps de concentration n’est montrée. Un parti pris du réalisateur britannique où tout se concentre dans la bande originale qui est le pilier central de cette réalisation. Malheureusement, les sons provenant du camp d’Auschwitz ne sont pas suffisants pour atteindre les spectateurs. Finalement, la scène finale dans le musée est le seul moment du film qui m’a vraiment marquée.

Une distribution allemande.

L’absence d’émotion vient principalement de cette distribution d’une froideur absolue. Une nouvelle fois, il s’agit très certainement d’un parti-pris de Jonathan Glazer pour souligner l’ignorance de cette famille à l’égard de l’horreur des camps. Finalement, il est difficile de juger l’interprétation des acteurs / actrices qui n’ont pas grand-chose à jouer si ce n’est le quotidien de cette famille allemande : Christian Friedel, Sandra Hüller, Johann Karthaus.

La Zone d'intérêt : Photo Christian Friedel

Pour résumer… Salué par la critique, La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer est un film qui ne m’a malheureusement pas touché. Malgré un sujet fort, le scénario est long, creux avec des personnages qui manquent d’épaisseur. Tout est suggéré à travers cette mise en scène parfois curieuse (à quoi sert les scènes de noir et blanc ?), dont tout repose sur la bande originale qui n’est pas suffisamment marquante. Un gros flop pour ce film qui n’a pas véritablement d’intérêt autre que son titre !

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Note pour le scénario : 2etoiles
Note pour la mise en scène : 2etoiles
Note pour le casting : 3etoiles
Note – Ressenti général: 2etoiles

Note Globale :

7/20


La bande-annonce du film :
 

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