Le Fil – Ni chaînes ni maîtres – Speak no Evil

Cet article est garanti sans spoilers. Bonne Lecture !


LE FIL

Le Fil : Photo Grégory Gadebois, Daniel Auteuil

Fiche du film :   

Mon avis : 

Six ans après Amoureux de ma femme, Daniel Auteuil revient derrière la caméra avec Le Fil, un drame judiciaire. Il s’agit de son cinquième long-métrage et présenté en Séance Spéciale au Festival Cannes 2024. Tout deux ancrés parfaitement dans leur personnage respectif, il faut tout d’abord souligner les excellentes interprétations de Grégory Gadebois (juste et crédible) et de Daniel Auteuil qui tiennent le récit et les spectateurs en haleine. Car oui, au delà d’une belle distribution, cette réalisation nous offre un scénario captivant, l’histoire vraie de Antoine Milik et de son procès interminable (comme le rythme du film), mais qui reflète bien la lenteur judiciaire et surtout qui portera votre curiosité à son paroxysme. En effet, malgré quelques longueurs, une vraie tension se dégage de ce scénario si bien évidemment vous ne connaissez pas sa finalité. Un dénouement vraiment déroutant. Après, qu’en est-il de la mise en scène ? Malheureusement, le montage est ennuyeux et bien trop conventionnel. En effet, je m’attendais à quelque chose visuellement plus dynamique pour contre-balancer la lenteur du procès afin d’y trouver un juste équilibre.

14,5/20


NI CHAÎNES NI MAÎTRES

Ni Chaînes Ni Maîtres: Anna Thiandoum

Fiche du film :   

Mon avis : 

Scénariste sur les films français Boîte noire et Goliath, Simon Moutaïrou signe sa première réalisation avec Ni chaînes ni maître, un drame historique durant la période de l’esclavage sur l’Isle de France (aujourd’hui l’île Maurice). L’idée de scénario sur des marrons – ces esclaves fugitifs qui ont eu le courage de briser leurs chaînes – est une excellente idée qui permet à cette réalisation de se démarquer des autres long-métrages sur l’esclavage. De plus, le fait de mêler ce registre à celui du survival apporte de l’intensité à l’histoire et un rythme haletant. D’autre part, le protagoniste, ce père qui tente de protéger sa fille des colons, est très bien développé au centre de cette intrigue et offre ainsi une représentation inédite des marrons, ces héros oubliés. Enfin, la mise en scène est soignée avec un montage dynamique et des séquences de nuit réussies. En revanche, bien que rythmée, la seconde partie du scénario finit par s’essouffler avec des scènes répétitives. Dommage. Côté casting, saluons les excellentes interprétations de Ibrahima Mbaye Tchie, Camille Cottin et de Benoît Magimel.

14/20


SPEAK NO EVIL

Speak No Evil: James McAvoy

Fiche du film :   

Mon avis : 

Remake du film danois du même nom sorti en 2022 et mis en scène par Christian Tafdrup, Speak No Evil est réalisé par James Watkins (à qui l’ont doit les films Eden Lake, La Dame en noir et Bastille Day). Il s’agit d’un thriller psychologique (et non un film d’horreur comme certains médias l’annoncent), avec James McAvoy dans l’un rôles principaux. Terrifiant dans le rôle d’un père secoué et intrusif, l’acteur nous offre d’ailleurs une interprétation formidable et rappelle son talent d’acteur à pouvoir interpréter une diversité de personnages au cinéma. Le reste de la distribution est également honorable avec Mackenzie Davis, Aisling Franciosi et Scoot McNairy. Le scénario est simple mais efficace et rythmé, avec comme véritable atout l’ambiance, chaleureuse au début de l’histoire et qui devient progressivement gênante et oppressante. C’est en effet une lente descente en enfer pour cette famille vivant à Londres après cette rencontre de vacances ! Sans oublier, une chute renversante quant aux véritables intentions de cette autre famille dérangée. Enfin, la mise en scène est maîtrisée et renforce l’atmosphère pesant du long-métrage : caméras rapprochés, gros plans et bande sonore percutante.

15/20


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