Fiche :
- Date de sortie : 09 octobre 2024
- Durée : 1h57
- Genre : Drame, Guerre, Biopic
- Avec : Kate Winslet, Andy Samberg, Alexander Skarsgård
- Réalisé par : Ellen Kuras
Résumé :
L’incroyable vie de LEE MILLER, ex-modèle pour Vogue et muse de Man Ray devenue l’une des premières femmes photographes de guerre. Partie sur le front et prête à tout pour témoigner des horreurs de la Seconde Guerre, elle a, par son courage et son refus des conventions, changé la façon de voir le monde.
Ma Critique :
Réalisé par Ellen Kuras (son premier film de fiction en tant que réalisatrice), Lee Miller est un long-métrage consacré à Élizabeth « Lee » Miller, ex-mannequin devenue une photographe de guerre reconnue pour le magazine Vogue. Le film est présenté en avant-première mondiale lors du Festival international du film de Toronto en septembre 2023 et n’est finalement sorti en salles qu’un an après. Qu’en est-il de ce biopic ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

Le rôle d’une vie
Fascinée par le parcours de Lee Miller, Kate Winslet souhaitait concrétiser ce projet cinématographique depuis huit ans. Un rôle qu’elle interprète merveilleusement bien dans ce biopic et réussit à transmettre beaucoup d’émotion, tout particulièrement durant les séquences montrant les horreurs de la Shoah. L’actrice signe l’une des meilleures performances de sa carrière. À ses côtés, Andy Samberg nous offre également une excellente interprétation dans le rôle de David Sherman, un ami de Lee Miller. Parmi les seconds rôles, Alexander Skarsgård et Andrea Riseborough sont également remarquables dans leur rôle respectif. Enfin, notons la présence de Marion Cotillard et Noémie Merlant, deux belles femmes françaises avec beaucoup de talents. Une belle distribution franco-américaine !

L’horreur de la guerre
Pour son premier long-métrage, Ellen Kuras fait le choix d’une mise en scène sobre et assez froide dans les couleurs. Elle n’en demeure pas moins percutante et dévoile l’horreur de cette seconde Guerre Mondiale. Bien qu’il ne s’agisse pas du premier film sur cet événement majeur, Lee Miller place le regard du spectateur à travers celui de cette célèbre photographe et offre ainsi un point de vue différent sur cette période marquante de l’Histoire. La photographie est soignée, les décors sont variés (tournage en Croatie, à Budapest, à Paris, à Londres mais également une scène authentique du camp de Dachau), certaines images sont bouleversantes et la bande originale signée Alexandre Desplat est mémorable.
Le savais-tu ? Avec l’accord d’Antony Penrose, le fils de Lee Miller, ce sont les véritables photographies de sa mère qui figurent dans le film.

La place de la femme
Côté scénario, Ellen Kuras opte également pour une réalisation assez académique. En effet, le structure narrative reste très classique et le film ne fait que relater chronologiquement les événements marquants de la vie personnelle et professionnelle (correspondante pour Vogue durant la Seconde Guerre Mondiale) de Lee Miller. Pour autant, le film reste tout de même captivant et nous permet de découvrir cette héroïne de l’ombre. De plus, le film est bien rythmé, alternant équitablement entre scènes de dialogues et scènes d’action (son intervention sur les champs de bataille, sur le camp de Dachau, son travail de photographe).
D’autre part, le choix de raconter son histoire à travers une voix-off, la sienne mais plus âgé, est également un procédé assez utilisé dans le registre du biopic mais reste bien exécuté. Enfin, Lee Miller se révèle également comme un film féministe afin d’y défendre l’importance de la femme à cette époque et encore de nos jours. Un message fort et bien introduit.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
16,5/20 |
