The Brutalist

Fiche :  

Résumé : 

Fuyant l’Europe d’après-guerre, l’architecte visionnaire László Tóth arrive en Amérique pour y reconstruire sa vie, sa carrière et le couple qu’il formait avec sa femme Erzsébet, que les fluctuations de frontières et de régimes de l’Europe en guerre ont gravement mis à mal.

Livré à lui-même en terre étrangère, László pose ses valises en Pennsylvanie où l’éminent et fortuné industriel Harrison Lee Van Buren reconnaît son talent de bâtisseur. Mais le pouvoir et la postérité ont un lourd coût.

Ma Critique : 

1 prix à la Mostra de Venise, 4 prix aux BAFTA Awards, 3 Golden Globes, 3 Oscars (dont celui du meilleur acteur pour Adrien Brody) The Brutalist est le film américain évènement de ce début d’année dans les salles de cinéma en France. Après Vox Lux sorti en 2019, Brady Corbet nous offre son premier long-métrage sur le grand écran, un drame portant sur la période d’Après-Guerre.

Qu’en est-il de cette réalisation ? Mérite-t-elle autant d’éloge et de prix ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

The Brutalist : Photo Adrien Brody

Un voyage dans le passé

Commençons par la mise en scène. L’ambition de Brady Corbet était de nous faire vivre une expérience visuelle unique devant un véritable projet de cinéma, nous replongeant durant l’âge d’or Hollywoodien. Tourné en VistaVision (comme Les Dix Commandements ou Vertigo) et avec un entracte de 15 min au milieu du film… rien que ça ! Ne soyez donc pas surpris qu’au milieu du film le plan se fige avec une photo de famille. Il s’agit d’un procédé qui n’existe plus dans le cinéma américain depuis 1961. La réalisation est impeccable avec de beaux plans et des décors soignés. La photographie est travaillée et l’ambiance sonore est réussie. Il en est autrement pour le scénario… prétentieux…

The Brutalist

Très long…

En quelques mots, The Brutalist raconte l’histoire d’un architecte et de sa femme qui fuit la Hongrie d’après-guerre pour rejoindre les États-Unis où ils souhaitent se construire une nouvelle vie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, László Tóth n’a jamais existé. En revanche, il incarne à lui seul les artistes qui ont survécu aux camps de concentration et qui ont trouvé refuge hors de l’Europe. Un choix scénaristique intéressant dans le paysage cinématographique actuel où les Biopic sortent fréquemment. De plus, la construction scénaristique se veut très traditionnelle (très années 50) à l’image de la mise en scène : une ouverture, des chapitres, un intermède et un épilogue.

Il y a donc des éléments intéressants au sein du scénario qui permettent à cette réalisation de se démarquer parmi les autres films hollywoodiens. Pour autant, la durée du film est un vrai problème pour ce qu’il propose réellement en terme de contenu. En effet, l’histoire se scinde en deux parties. La première sert d’introduction, assez lente et aurait pu largement raccourci pour ce qu’elle raconte. La seconde est plus soutenue et plus dense. Mais, dans l’ensemble, le manque de rebondissements se fait ressentir et le ton monotone pose problème. Il est d’autant plus regrettable de ne réellement comprendre l’intérêt du film et donc de la construction de László seulement durant l’épilogue. Enfin, les personnages ne sont malheureusement pas attachants malgré le contexte. Peu de compassion… assez étonnant… c’est dommage et ce malgré l’excellente interprétation de Adrien Brody qui mérite l’Oscar du meilleur acteur !

The Brutalist: Adrien Brody

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Note pour le scénario : 2etoiles
Note pour la mise en scène : 4etoiles
Note pour le casting : 4etoiles
Note – Ressenti général: 2etoiles12

Note Globale :

12,5/20


La bande-annonce du film :
 

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