Retour sur le Festival de Cannes (71ème édition)

Voici mon retour d’expérience sur mon expérience « 3 Days in Cannes ».

3 jours à Cannes c’est… des rencontres avec des journalistes, des jeunes et la famille mais c’est surtout… une visite intégrale du Palais, 10 films (dont 3 au Grand Théâtre Lumière), plus de 22h de projection, 1 montée des Marches en Smoking (et 15 euros le noeud Papillon…) pour le nouveau Star Wars, 1 photo avec un réalisateur (celui du film « Burning » en compétition officielle), 1 projection à la Plage, 3 Mcdo et… 1 Milkshake à 12 euros ! Super séjour inoubliable ! 

Ça y est… j’y suis… au Festival de Cannes pour la première fois de ma vie ! Un grand moment pour le jeune cinéphile que je suis. Et dès mon arrivée et après l’obtention de mon badge « 3 Days in Cannes », je me suis précipité pour assister à ma première montée des marches pour les long-métrages (en compétition) suivants : Burning et Dogman. Une première belle expérience ! Sans oublier la visite du hall du Palais des Festivals, suivi d’une petite balade sur le bord de mer. Et surtout… le petit dîner familial !

 

 

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Jour 1 : Le début de l’aventure…

Grand soleil sur Cannes. Le jour idéal pour se balader dans le Quartier Californie, quartier chic avec des villas et de belles maisons. Mais avant cela, première séance de la journée : Dogman (en Compétition Officielle), 8h30 au Grand Théâtre Lumière au balcon. Quelle salle grandiose, avec un son immersif !

Histoire de Dogman : Dans une banlieue déshéritée, Marcello est un toiletteur pour chiens, discret et apprécié de tous. Il est également trafiquant de drogues à ses heures perdues. Sa situation s’aggrave lorsque son ami Simoncino sort de prison…

Avis sur Dogman : Il est évident que ce long-métrage présente une mise en scène soignée : une belle photographie, de gros plans marquants et l’étalonnage est remarquable. C’est sur le plan scénaristique que cela se gâte. En effet, l’histoire proposée est intéressante avec des personnages bien développés, mais le film est d’une lenteur… En effet, cela manque cruellement de rythme et ceci à cause des nombreux (et interminables) gros plans sur les personnages (retour de plongée, scène finale, etc.). Malgré qu’elle soit surprenante, la fin est par ailleurs plutôt décevante et rapidement expédiée. Enfin, je soulignerai néanmoins l’excellent jeu d’acteur de Marcello Fonte qui a remporté un titre à la Compétition Officielle. 12/20

Fiche du film Dogman : https://www.top250.fr/film/483184/dogman

 

 

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Séance terminée. Petite pause familiale dans les beaux quartiers, puis direction la deuxième projection de la journée au cinéma des Arcades, en face du Palais des Festivals : En Guerre (en Compétition Officielle), un drame français réalisé par Stéphane Brizé à 14h15

Histoire de En Guerre : Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. C’est alors que les 1100 salariés, emmenés par leur porte‑parole L. Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Avis sur En Guerre : Un long-métrage poignant et très émotionnel. Le spectateur est transporté au cœur de cette lutte acharnée où des centaines d’employés vont se battre pour conserver leur emploi. L’élément fort du scénario : c’est sans aucun doute la bande originale, renversante et qui accompagne à merveille les scènes fortes de l’histoire. De plus, les acteurs, professionnels ou non, sont à fond dans leur interprétation et accentue le réalisme de ce film. Côté scénario, l’élément négatif c’est l’aspect « journal » au début de l’histoire qui ne met pas en valeur la qualité du film. A contrario, le point fort c’est bien évidemment le réalisme de l’histoire. Une belle expérience tout de même, avec une scène finale forte et renversante. 13/20

Fiche du film En Guerre : https://www.top250.fr/film/485162/en-guerre

 

 

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Malheureusement, je n’ai pas eu d’invitations pour la première d’Un Couteau dans le Cœur, avec Vanessa Paradis. Mais j’ai quand même eu la chance de pouvoir l’apercevoir de près (une dizaine de mètres) lors de la montée des Marches (merci au photographe qui m’a gracieusement prêté son échelle). Allez… Dernière séance de la journée : Burning (en Compétition Officielle), le thriller dramatique réalisé par le coréen Lee Chang-Dong à 19h au cinéma des Arcades.

Histoire de Burning : Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, tombe par hasard sur Haemi, une jeune fille qui habitait auparavant son quartier. Elle lui demande de s’occuper de son chat pendant un voyage en Afrique. À son retour, Haemi lui présente Ben, un garçon mystérieux qu’elle a rencontré là-bas. Un jour, Ben leur révèle un bien étrange passe-temps…

Avis sur Burning : Première agréable surprise de ce Festival de Cannes. Malgré ses quelques longueurs, le film regroupe de nombreuses qualités. Tout d’abord, le casting est vraiment bon avec de belles interprétations, tout particulièrement Steven Yeun. Puis, la mise en scène est splendide avec un jeu de couleurs grandiose, mais aussi une bande originale stridente et qui permet d’accentuer l’ambiance angoissante du film. Enfin, les codes du genre thriller sont bien respectés avec une part (assez généreuse) de suspens et quelques rebondissements marquants. Une belle révélation. 16/20

Fiche du film Burning : https://www.top250.fr/film/491584/burning

 

 

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Jour 2 : Que la Force soit avec moi !

Deuxième journée au Festival de Cannes, et une journée où j’ai eu énormément de chance. Arrivé au Palais à 8h, je pensais prendre des places pour rencontrer le célèbre Gary Oldman. Mais la séance de 8h30 (sur invitation) pour le film Un Couteau dans le Cœur (en Compétition Officielle) me tentait également, avec Vanessa Paradis. Finalement, après m’être embrouillé avec une vieille nana de la sécurité, un journaliste m’a gracieusement offert une place pour cette projection au Grand Théâtre Lumière ! Premier coup de chance !

Histoire du film Un Couteau dans le Cœur : Au cœur du Paris sulfureux de la fin des années 70, Anne a fait carrière en produisant à la chaîne des films érotiques. Pour retrouver les faveurs de sa compagne, Loïs, Anne décide de changer de registre en finançant un film très ambitieux. Mais un mystérieux tueur en série contrarie ses plans et s’attaque à tous les acteurs liés au projet.

Avis sur le film Un Couteau dans le Cœur : Ce thriller dramatique, réalisé par Yann Gonzalez, est une véritable surprise tant dans son scénario (à la limite du slasher gay) que dans sa mise en scène (très colorée). En effet, le réalisateur nous offre un long-métrage qui s’intéresse au monde du porno gay, avec des scènes très explicites et arbore une esthétique vraiment bien travaillée. Et même si l’histoire n’est pas extraordinaire, on se laisse emporter dans ce thriller atypique accompagné d’une belle bande originale offerte par le groupe français M83. Une série B agréable ! 14/20

Fiche du film Un Couteau dans le Cœur : https://www.top250.fr/film/475930/un-couteau-dans-le-coeur

 

 

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À la suite de cette projection, je me dirige donc vers la Salle du Soixantième pour la reprise (avec badge) du film dramatique libanais : Capharnaüm (en Compétition Officielle). Plus de places… Je rejoins donc le Palais des Festivals plutôt déçu et par chance… une jeune femme m’offre une place pour la séance sur invitation pour ce long-métrage à 11h30 une nouvelle fois au Grand Théâtre Lumière ! Deuxième coup de chance !

Histoire du film Capharnaüm : Voyant ses parents forçant sa sœur de 12 ans à se marier pour de l’argent, un enfant sans pp se rebelle contre la vie qu’on cherche à lui imposer et entame un procès contre ses parents. Sa mésaventure est poignante et terrible…

Avis sur Capharnaüm : Après deux long-métrages présentés au Festival (Caramel et Et maintenant, on va où ?), Nadine Labaki revient à Cannes pour concourir à la fameuse Palme d’or avec son troisième long métrage : Capharnaüm. La réalisatrice libanaise nous offre un magnifique drame immersif qui nous fait découvrir les bidonvilles de la ville de Beyrouth par le biais de Zain, une enfant intelligent et mature qui va mener une lutte contre ses parents. La structure scénaristique est intéressante puisque le film se dégoupille comme un long flashback parsemé de scènes émouvantes et injustes. On est véritablement captivé dans cette mésaventure. D’autre part, les prise de vues sur les personnages sont saisissantes et les thématiques abordés sont bien travaillés : misère humaine, marchandisation des enfants, pauvreté, maltraitance, etc. Enfin, malgré un casting quasi non-professionnel, il en reste excellent. Seul bémol : le film pourra paraître long par moment, car cela manque de rythme. 17/20

Fiche du film Capharnaüm : https://www.top250.fr/film/517814/capharnaum

 

 

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Fin de la projection à 13h30, un peu ému par le film précédent mais je n’ai clairement pas le temps de manger… allez hop… direction le cinéma des Arcades pour la projection sur badge du film dramatique : Girl (nominé pour le prix Un Certain Regard) à 14h30.

Histoire du film Girl : Girl est l’histoire de Lara, 15 ans. Elle rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

Avis sur le film Girl : Réalisé par Lukas Dhont, ce drame belge est une œuvre remarquable à ne pas manquer. Tout d’abord, l’histoire proposée est vraiment prenante, celle d’un garçon qui renie son sexe originel pour se transformer en une femme et devenir danseuse étoile. C’est un parcours difficile pour Lara, brillamment interprété par Victor Polster, mais également pour le spectateur qui est au cœur de cette histoire grâce à une mise en scène soignée. Enfin, la bande originale est absorbante. 16/20

Fiche du film Girl : https://www.top250.fr/film/515916/girl

Troisième film de la journée. Un petit break s’impose en allant manger et aussi à la boutique officielle pour les cadeaux. Finalement, tellement fatigué de cette matinée, je suis rentré à l’appartement. 22h30, l’heure est enfin arrivée : celle de ma première montée des Marches Rouges et en Smoking, mais également l’avant-première de Solo, a Star Wars Story au Grand Théâtre Lumière. Heureusement, ils vendaient des nœuds papillons car sinon l’entrée m’était refusé… Mais super moment, mémorable et magique avec bien évidemment le petit discours de Thierry Frémaux en début de séance.

Histoire du film Solo, a Star Wars Story : Embarquez à bord du Faucon Millénium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Avis sur le film Solo, a Star Wars Story :

Fiche du film Solo, a Star Wars Story : https://www.top250.fr/film/348350/solo-a-star-wars-story

 

 

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Jour 3 : Déjà la fin de cette belle aventure !

Troisième et dernière journée au Festival de Cannes. Première projection à 10h à la salle Bury (avec badge) pour la comédie dramatique française : Plaire, aimer et courir vite, réalisé par Christophe Honoré.

Histoire du film Plaire, aimer et courir vite : 1990, Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Avis sur le film Plaire, aimer et courir vite : Après le film 120 battements par minute l’an passé sur la thématique du Sida, c’est au tour de Plaire, Aimer et Courir vite de s’y intéresser avec une superbe romance remplie d’humour, d’enthousiasme mais également d’émotions, le tout accompagné d’une bande originale pop très entraînante. Et malgré les quelques longueurs, l’histoire est captivante avec une thématique très bien travaillée : celle de l’homosexualité qui, au travers de dialogues intenses, est magnifiquement intégrée. D’autre part, les personnages sont vraiment bien développés sans oublier un casting sincère et attachant : Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps et Denis Podalydès. Enfin, la mise en scène est également soignée pour, au final, nous offrir une comédie légère et agréable. 15/20.

Fiche du film Plaire, aimer et courir vite : https://www.top250.fr/film/485189/plaire-aimer-et-courir-vite

 

 

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A la sortie de la projection, je n’ai malheureusement pas pu voir le long-métrage de Spike Lee à 13h : Blackkklansman. Une file d’attente beaucoup trop longue et donc très peu de chance d’y assister. Du coup, direction la salle Buñuel (avec badge) pour le drame à 14h : Asako I & II, réalisé par Ryūsuke Hamaguchi.

Histoire du film Asako I & II : Asako, une jeune femme de 21 ans qui vit à Osaka, tombe follement amoureuse de Baku. Mais un jour, Baku disparaît. Deux ans plus tard, désormais installée à Tokyo, Asako rencontre Ryohei, qui est le sosie parfait de son amour disparu. Elle va alors se laisser séduire par ce jeune homme qui possède une personnalité totalement différente de celle de Baku.

Avis sur le film Asako I & II : C’est un long-métrage vraiment décevant, tout particulièrement à cause d’une intrigue que l’on a beaucoup de mal à accrocher, qui manque de rythme et donc qui met énormément de temps à se mettre en place. Bien plus, il est fort troublant d’observer une salle en rire (et moi avec) sur de nombreuses scènes qui sont censées être dramatiques. Un effet voulu par le réalisateur ? Peut-être, mais cela passe vraiment mal à mon sens. D’autre part, on a une psychologie des personnages qui est transparente avec des dialogues qui sonnent creux. En effet, il est très difficile de s’attacher aux personnages d’autant plus que les acteurs ne dégagent aucune réelle émotion. Bref… Scénario qui manque de consistance, Casting qui n’est pas à la hauteur… Il reste cependant une mise en scène soignée mais qui ne suffira à rattraper ce loupé. Dommage… 8/20.

Fiche du film Asako I & II : https://www.top250.fr/film/487850/asako-i-ii

Dernier instant au Festival avec la rencontre de l’équipe du film « Burning » lors d’une conférence, mais également la remise des prix sur le grand écran et pour clôturer ce magnifique séjour : une projection à la plage du film Cyrano de Bergerac, avec Gérard Depardieu. Bref… un moment exceptionnel dans ma vie, inoubliable et espérant pouvoir participer aux prochaines éditions.

 

 

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