Mademoiselle

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Fiche :  

Résumé : 

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Ma Critique : 

Trois fois nominé au Festival de Cannes de 2016, le long-métrage Mademoiselle est une adaptation du roman « Du bout des doigts » (« Fingersmith ») écrit par la Britannique Sarah Waters et paru en 2002. Le réalisateur Park Chan-Wook s’est d’ailleurs offert quelques libertés sur les lieux de l’histoire. En effet, si dans le roman l’action se déroule dans le Londres des années 1860, l’intrigue du film se situe pendant la colonisation japonaise dans les années 1930. Qu’en est-il de ce drame ? La réponse dans cette nouvelle critique sur MediaShow !

Drame romantique ou Thriller érotique ?

Telle est la grande question. Comment pourrais-t-on définir le film Mademoiselle ? Soyons sincère, il est déjà certain que c’est un film profondément féministe. C’est assez étonnant de la part de Park Chan-Wook, car sa filmographie a plutôt tendance à refléter la violence et la torture : ‘Old Boy » est d’ailleurs le parfait exemple, laissant une empreinte assez marquante. En 2016, le réalisateur crée la surprise et nous offre un magnifique thriller érotique, avec des personnages forts. Mais difficile de classer ce film car, comme beaucoup de films coréen, il mélange les genres et ici c’est véritablement maîtrisé. Certes, il est évident que le thriller domine dans la construction narrative qui est exceptionnelle et aussi dans le suspens, mais l’érotisme prend également une part importante de l’histoire et se divise en deux formes avec, d’un côté, de l’amour sincère et, de l’autre, de la vulgarité juxtaposé à la violence. Du romantisme s’en dégage donc. C’est assez fort et parfois tordu (on retrouve bien la patte du réalisateur Park Chan-Wook), mais on prend véritablement goût à cette histoire qui, pourtant, part d’un postulat de base assez classique.

Construction narrative exceptionnelle, donc ? Oui, grâce à un scénario divisé en trois parties, ponctués de coups de théâtre et de flash-back. Les parties s’entremêlent à merveille et permettent au réalisateur de jouer sur les émotions des personnages et sur l’ambiance de l’histoire. En effet, si la première partie offre tout ce qui était beau et touchant avec une belle introduction, l’ensemble est anéanti dans la deuxième partie, qui est véritablement glaçante. L’érotisme et le romantisme reprenne le dessus dans l’ultime partie qui clôture ce grand cru du cinéma coréen. Sans oublier, les personnages féminins qui sont donc forts. La femme domine dans cette histoire, avec un renversement de situation inattendu. Enfin, l’humour est fin et se dissimule dans le jeu des personnes, qui ne cessent de cacher leur véritable identité et donc de jouer la comédie. 

Une belle mise en scène

La mise en scène est à l’image du scénario : elle est magnifique avec des costumes et des décors somptueux. Park Chan-Wook a réussi à transposer cette histoire britannique dans le monde coréen, avec ses coutumes. C’est bien articulé avec une bande-originale émouvante et des prises de vues incroyables, grâce à un objectif grand-angle et de nombreux travellings. Cela offre cette sensation d’avoir en face de nous une œuvre d’art en mouvement, et tout particulièrement grâce à un véritable sens du détail et à des couleurs chaudes maîtrisées.

Un casting féminin.

Le casting est porté par un magnifique duo féminin : Min-Hee Kim et Kim Tae-Ri, qui signe d’ailleurs son premier long-métrage. On pourra d’ailleurs saluer le talent et le courage des deux actrices qui nous offre un grand bol d’émotion mais également de magnifiques scènes d’une sensualité incroyable. Leur jeu d’actrice est fort et véritablement prenant. Parmi les personnages secondaires, Ha Jung-Woo et Cho Jin-Woong sont également convaincants.

Pour résumer… ce nouveau long-métrage de Park Chan-Wook est un grand cru du cinéma coréen. Que l’on aime ou pas ce côté érotique, on pourra tout de même saluer le gros travail fourni sur ce thriller, aussi bien sur le scénario que la mise en scène. Enfin, le casting est irréprochable ! 

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Note pour le scénario : 4etoiles
Note pour la mise en scène : 4etoiles
Note pour le casting : 4etoiles

Note Globale :

16/20


La bande-annonce du film :
 

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