Fiche :
- Date de sortie : 23 mai 2023
- Durée : 2h15
- Genre : Aventure, Fantastique
- Avec : Noma Dumezweni, Art Malik, Halle Bailey
- Réalisée par : Rob Marshall
Résumé :
Ma Critique :
Le savais tu ? La Petite Sirène de 1989 n’est pas une histoire originale des studios Disney. Il s’agit d’une adaptation du conte original de Hans Christian Andersen.
Malgré une certaine lassitude chez les spectateurs, les studios Disney continuent leur élan sur les adaptations live de leurs grands classiques d’animation… et ce n’est pas terminé au vu des projets annoncés pour les prochaines années… Si certains films offrent un nouveau souffle à l’œuvre d’origine (Alice aux Pays des Merveilles et Dumbo de Tim Burton, Jean Christophe & Winnie de Marc Forster, Maléfique de Robert Stromberg ou encore Cruella de Craig Gillespie), d’autres ne sont qu’une pâle copie (Le Roi Lion de Jon Favreau) ou surfent sur la vague de wokisme (Pinocchio de Robert Zemeckis). Cette année, le réalisateur Rob Marshall est en charge du projet La Petite Sirène, avec Halle Bailey dans le rôle-titre. Au-delà des nombreuses polémiques, de sacrés défis visuels se cachent derrière ce long-métrage pour représenter le monde aquatique. Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique sans spoilers.

Original ou pâle copie ?
Ces derniers mois, La Petite Sirène a suscité de nombreuses critiques avant même sa sortie dans les salles obscures (notamment sur le choix de l’actrice principale). De plus, la bande-annonce ne présageait aucune réelle nouveauté. Je n’avais donc aucune attente sur cette nouvelle adaptation live des studios Disney si ce n’est de ne pas dénaturer l’œuvre originale, réalisée par John Musker et Ron Clements. Finalement, Rob Marshall nous offre une réalisation honorable sur le plan scénaristique avec une histoire divertissante, bien rythmée et qui respecte, dans l’ensemble, les bases de la version animée. Mais alors, comment le film de Rob Marshall parvient-il à se démarquer ? Si beaucoup de scènes s’inspirent du dessin animé, le réalisateur s’est tout de même permis quelques libertés scénaristiques (d’où la durée du film, quarante-cinq minutes de plus que le film d’animation) qui valorisent son long-métrage : le prince Éric est mieux développé et le scénario explore davantage son passé et ses origines ; et la romance entre Éric et Ariel est plus recherchée avec une véritable alchimie entre les deux acteurs et de beaux moments de complicité (également des détails scénaristiques amusants qui les relient comme leur collection d’objets).
Mais, à côté de ces aspects positifs, le développement des personnages secondaires restent très décevants. Le roi Triton est insipide et manque de charisme, Polochon et Sébastien ne marquent pas les esprits et enfin Ursula n’est pas aussi diabolique que son homologue animé.

Sous l’océan…
Si le scénario reste une agréable surprise, la mise en scène est en revanche très inégale et peu inspirée. En effet, malgré une magnifique bande originale avec de belles reprises musicales, les scènes sous l’océan manquent, pour la plupart, de couleurs et sont terriblement affreuses. Forcément, face à la splendeur des scènes de Avatar : La voie de l’eau, il y a de quoi être stupéfait d’un résultat visuel aussi désastreux surtout que les deux films ont des budgets similaires. Ne parlons même pas de la bataille finale avec Ursula géante, d’une laideur sans nom. La scène est trop sombre et rapidement expédiée. Côté costumes, le constat est le même tout particulièrement la chevelure de Ariel… des dreadlocks… sérieusement ! Seule la reprise de « Sous l’Océan » est convaincante et entraînante, mais ce n’est malheureusement pas suffisant pour sauver le naufrage visuel de cette adaptation live.

Halle Bailey, une révélation ?
Enfin, la distribution est portée par Halle Bailey. Malgré un choix d’actrice discutable, il faut avouer que la jeune américaine nous offre une interprétation étonnante dans le rôle d’Ariel et offre une belle version de la célèbre sirène de l’univers Disney. Une vraie révélation ! A ses côtés, Jonah Hauer-King est également très bon dans le rôle du prince Éric. Ils forment un beau duo. Face à eux, Melissa McCarthy s’amuse dans le rôle d’Ursula et, malgré un personnage moins marquant, son interprétation est honorable. En revanche, c’est une déception pour Javier Bardem qui ne trouve pas sa place dans le rôle du roi Triton, manquant de charisme.
Pour résumer… Malgré une belle interprétation de Halle Bailey et quelques libertés scénaristiques valorisant cette adaptation live, Rob Marshall ne marquera pas les esprits avec La Petite Sirène qui souffre d’une mise en scène inégale, parfois « cheap » et peu inspirée ainsi qu’un développement maigre des personnages secondaires (Ursula, le Roi Triton, Sébastien…).
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
12/20 |
