Vampire humaniste cherche suicidaire consentant – Immaculée – Pas de vagues – La promesse verte

Cet article est garanti sans spoilers. Bonne Lecture !


VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant : Photo Sara Montpetit

Fiche du film :   

Mon avis : 

Réalisatrice et scénariste québécoise, Ariane Louis-Seize est surtout connue pour ses courts métrages. Vampire humaniste cherche suicidaire consentant est son premier long-métrage, présenté en première au 80e festival international du film de Venise, dans lequel figure Sara Montpetit et Félix-Antoine Bénard. Quel titre de film vraiment génial !

Mélange entre film de vampires, comédie et récit d’apprentissage, cette réalisation est une agréable surprise avec cette idée originale qui vient casser les codes du registre : Sasha est une jeune vampire avec un grave problème : elle est trop humaniste pour mordre. Toute l’intrigue se tourne donc autour de cette jeune protagoniste en pleine quête identitaire et Ariane Louis-Seize nous offre une approche très étonnante du mythe vampirique. Un scénario très complet avec de l’humour noir (amenant à des séquences très comiques), une jeune vampire aussi touchante que drôle et maladroite incarnée par une jeune actrice talentueuse Sara Montpetit ainsi que des thématiques fortes dont le suicide et la découverte de soi. N’oublions pas la mise en scène certes sobre mais soignée avec de beaux cadrages et une ambiance gothique visuellement immersive.

15/20


IMMACULÉE

Immaculée: Sydney Sweeney

Fiche du film :

Mon avis : 

Révélée grâce à son rôle de Cassie dans la série Euphoria, Sydney Sweeney joue l’héroïne d’Immaculée, un film d’horreur réalisé par Michael Mohan à qui l’on doit la série Netflix Everything Sucks! et le long-métrage Voyeurs (dans lequel il avait déjà collaboré avec l’actrice américaine). Encore un film de nonne ? Oui, mais qui arrive tout de même à se démarquer des autres productions horrifiques. L’histoire se déroule en Italie où une jeune femme, sœur Cécilia, décide de s’exiler dans un couvent catholique et tombe miraculeusement enceinte. Toute l’intrigue repose donc sur cet événement surréaliste avec une ambiance très pesante, anxiogène, voir même parfois menaçant ces sœurs portant des mystérieux masques rouges.

Le réalisateur privilégie donc l’ambiance du film plutôt qu’à multiplier les jumpscares inutiles que l’on a souvent l’habitude de voir dans ce registre. Un choix scénaristique plutôt intéressant mais, malheureusement, le film se réveille bien trop tardivement (la première partie est beaucoup trop contemplative pour un film d’horreur) avec un rythme assez inégal. Le twist final frôle, quant à lui, le ridicule et le film se termine en laissant derrière lui beaucoup trop d’interrogation et d’incompréhension. C’est dommage car cette réalisation bénéficie néanmoins d’une mise en scène soignée et d’une très bonne performance de la part de Sydney Sweeney.

10/20


PAS DE VAGUES

Pas de vagues: François Civil

Fiche du film :   

Mon avis : 

Professeur de français en Seine-Saint-Denis, Teddy Lussi-Modeste est également réalisateur (Jimmy Rivière, en 2011 et Le Prix du succès, en 2017) et s’est inspiré, pour son troisième film, Pas de vagues, de son expérience professionnelle : l’histoire d’un professeur de français accusé à tort de harcèlement sexuel par une de ses élèves. Au cœur de cette intrigue, le harcèlement sexuel est un sujet délicat de nos jours avec cette vague déferlante de #metoo à travers les réseaux sociaux. Là où le film est une vraie réussite, c’est qu’il amène ce sujet avec beaucoup de justesse et offre un angle de vue intéressant : celui du professeur. Comment faire face à l’agressivité des élèves ? Comment se sortir de cette situation sans l’aide de ses collègues et sans l’appui du rectorat ? Personne ne veut de vagues sur ce genre d’altération.

Rapidement, le film bascule vers un thriller efficace où ce jeune professeur, pourtant sincère et touchant, se retrouve dépassé par cette situation. Le scénario est très bien écrit, notamment sur les relations entre chaque personnage. Chaque détail est important. Le film se conclut sur une fin tragique et bouleversante qui ne laissera pas indifférent. Mais, la véritable force de ce long-métrage, c’est la brillante interprétation de François Civil. Il est formidable dans le rôle principal. Un drame à ne surtout pas manquer !

16/20


LA PROMESSE VERTE

La Promesse verte : Photo Félix Moati

Fiche du film :   

Mon avis : 

Thriller dramatique, La promesse verte est réalisé par Edouard Bergeon, à qui l’on doit Au nom de la Terre (et d’un court-métrage portant également sur le monde agricole). C’est un excellent film engagé qui dénonce la déforestation et la destruction du monde par la production massive de l’huile de palme, cette substance qui se retrouve dans de nombreux aliments et même dans les biocarburants. Inspiré de faits réels (l’idée du film est parti du blocage de la raffinerie Total de la Mède par des agriculteurs, protestant contre l’importation d’huile de palme destinée à la production de biocarburants), ce sujet est très bien exploité à travers ce scénario bien rythmé et nous montre que, derrière cette production, se cache de nombreux enjeux : politique, judiciaire et de médiatisation. Avec ce marché, le film dénonce efficacement que l’écologie passe au second plan pour les différents gouvernements qui préfèrent s’enrichir plutôt qu’à trouver des solutions alternatives. 

Au delà de cette dimension écologique, La promesse verte est un film qui repose également sur cette relation forte entre la mère et son fils, condamné en Indonésie pour avoir voulu dénoncer la vérité sur ce trafic. Une affaire très palpitante qui offre du rythme au scénario, avec des personnages très bien développés. D’autre part, la mise en scène est soignée avec de terribles images de déforestation où les peuples locaux subissent la situation. C’est déchirant, riche en émotion et nous fera, je l’espère, réfléchir quant à notre consommation d’huile de palme. La bande originale, quant à elle, n’est pas nécessaire au film bien qu’elle soit honorable. Enfin, ce thriller dramatique est brillamment porté par Alexandra Lamy et Félix Moati qui forme un très bon duo. Le seul bémol du film, c’est d’avoir sollicité une actrice française, Julie Chen, dans le rôle d’une activiste indonésienne et que, par conséquent, les discussions en anglais entre acteurs français ne sont pas crédibles. 

15/20


TOI AUSSI PARTAGE TON AVIS SUR CES 3 FILMS DANS LES COMMENTAIRES DE L’ARTICLE ! 🙂

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.