Fiche :
- Date de sortie : 29 avril 2026
- Durée : 1h48
- Genre : Epouvante-Horreur
- Avec : Adam Scott, David Wilmot, Austin Amelio
- Réalisé par : Damian McCarthy
Résumé :
Ohm Bauman, un romancier se retire dans une auberge en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Mais les récits du personnel au sujet d’une sorcière ancestrale hantant la suite nuptiale s’emparent peu à peu de son esprit…
Ma Critique :
Avec Hokum, le réalisateur irlandais Damian McCarthy signe son tout premier long-métrage destiné au grand écran et confirme déjà un véritable talent pour le cinéma de genre. Porté par Adam Scott en tête d’affiche, ce projet indépendant irlando-américain, produit avec un budget modeste de cinq millions de dollars, a surpris tout le monde en réalisant un excellent démarrage au box-office avec 6,4 millions de dollars récoltés dès son premier week-end. Une performance méritée pour un film qui démontre qu’avec une vision artistique affirmée et une atmosphère maîtrisée, le cinéma d’épouvante peut encore surprendre.

Un scénario imprévisible et oppressant
Le scénario se révèle particulièrement haletant et immersif. Entre suspense constant et véritables moments de frissons, le film installe une angoisse maîtrisée du début à la fin. Damian McCarthy prend le temps de construire une ambiance mystérieuse et profondément paranormale, multipliant les pistes narratives et les faux-semblants. Cette capacité à constamment détourner les attentes du spectateur constitue d’ailleurs l’une des grandes forces du film.
On ne sait jamais réellement où l’histoire nous emmène, et cette imprévisibilité nourrit efficacement la tension. Les jumpscares, intelligemment dosés, fonctionnent parfaitement sans jamais tomber dans la facilité. Le récit développe également ses personnages avec suffisamment de soin pour renforcer l’attachement et l’implication émotionnelle. Le film adopte même par moments une véritable dimension de thriller psychologique. On pourra simplement regretter que la mystérieuse cave et la sorcellerie qu’elle renferme ne soient pas davantage approfondies, tant cet aspect de l’univers du film se montre fascinant.

Une mise en scène au service du malaise
La mise en scène participe grandement à la réussite de l’ensemble. Damian McCarthy orchestre un climat oppressant grâce à une gestion remarquable des lumières et des contrastes. L’utilisation du noir et blanc confère au film une identité visuelle singulière, presque élégante, rappelant par instants l’esthétique stylisée de The Grand Budapest Hotel, mais transposée dans un registre horrifique.
Cette approche artistique renforce le malaise ambiant et sublime plusieurs séquences marquantes. Les scènes impliquant le monte-charge comptent d’ailleurs parmi les moments les plus glaçants du film, tant leur construction visuelle et sonore se montre redoutablement efficace.

Une distribution convaincante
Côté distribution, le film peut compter sur des performances solides et convaincantes. Adam Scott livre une prestation nuancée et intense qui apporte beaucoup de crédibilité au récit. À ses côtés, David Wilmot, Austin Amelio et Peter Coonan complètent efficacement le casting avec des interprétations justes et impliquées. Ensemble, ils participent pleinement à l’atmosphère pesante et inquiétante du film.
Au final, Hokum s’impose comme une très belle surprise du cinéma horrifique indépendant. Intelligent, angoissant et visuellement inspiré, le film prouve que le genre peut encore se renouveler lorsqu’il est porté par une véritable vision de mise en scène et un sens du suspense maîtrisé.
TOI AUSSI PARTAGE TON AVIS SUR LE FILM DANS LES COMMENTAIRES DE L’ARTICLE ! 🙂
| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
15/20 |
