Fiche :
- Date de sortie : 13 mai 2026
- Durée : 2h02
- Genre : Comédie, Romance
- Avec : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche
- Réalisé par : Pierre Salvadori
Résumé :
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
Ma Critique :
Présenté en ouverture hors-compétition du 79e Festival de Cannes, La Vénus électrique confirme une nouvelle fois tout le talent de Pierre Salvadori pour les comédies romanesques teintées de mélancolie et de fantaisie. Après des films devenus incontournables comme En liberté ! ou Hors de prix, le cinéaste retrouve ici Pio Marmaï pour une quatrième collaboration pleine d’élégance et de complicité artistique. Avec cette fresque sentimentale située dans le Paris des années folles, Pierre Salvadori livre une œuvre délicieusement burlesque, traversée par l’amour du spectacle et des faux-semblants. Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

Les Années folles
Le scénario nous entraîne dans le Paris artistique et forain des années 1920-1930, au cœur d’un récit qui célèbre autant le monde du spectacle que celui de l’illusion et de la fiction. Derrière cette comédie romantique légère se cache une écriture particulièrement inspirée, riche en trouvailles narratives et ponctuée de surprises qui relancent constamment l’intrigue. Les dialogues, fins et savoureux, résonnent avec une musicalité presque théâtrale. Au-delà de son hommage aux arts de la scène et aux faux-semblants, le film adresse également un joli clin d’œil à la peinture et à la création artistique. Les personnages, parfois volontairement caricaturaux, n’en demeurent pas moins profondément attachants à mesure que leurs blessures, leurs secrets et leurs zones d’ombre se dévoilent. Enfin, Pierre Salvadori distille enfin un humour subtil et parfaitement dosé, oscillant avec grâce entre tendresse et ironie.

Entre rêve et nostalgie
La mise en scène de Pierre Salvadori impressionne par sa maîtrise et son pouvoir immersif. Le réalisateur recrée avec soin un Paris artistique et populaire où se croisent peintres, forains, galeristes et médiums improvisés. Les décors somptueux et les costumes élégants participent grandement au charme du film, donnant à chaque séquence une texture presque féerique. L’utilisation des nombreux flashbacks, amenés à travers la découverte d’un journal intime, apporte un véritable cachet à la narration et renforce la dimension romanesque de l’ensemble. Cette structure permet au réalisateur de jongler habilement entre présent et passé tout en nourrissant le mystère sentimental qui habite le récit.

Un superbe trio d’acteurs
La réussite de La Vénus électrique repose également sur une distribution remarquable dominée par un superbe trio d’acteurs. Pio Marmaï apporte une grande sensibilité à ce peintre rongé par le deuil et la perte d’inspiration, trouvant un équilibre touchant entre fragilité et exaltation artistique. Face à lui, Anaïs Demoustier illumine le film par sa malice, sa douceur et son ambiguïté, donnant à Suzanne une humanité bouleversante derrière ses mensonges et ses artifices. Quant à Gilles Lellouche, il insuffle une énergie communicative à ce galeriste manipulateur mais profondément attachant. Ensemble, les trois comédiens forment un trio irrésistible dont l’alchimie contribue largement à la réussite émotionnelle et comique du film.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
17/20 |
