Fiche :
- Date de sortie : 26 juin 2026
- Durée : 2h40
- Genre : Historique, Thriller
- Avec : Simon Abkarian, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei
- Réalisé par : Antonin Baudry
Résumé :
Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.
Ma Critique :
Avec La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom, Antonin Baudry conclut son ambitieux diptyque consacré à l’homme du 18 juin. Après avoir impressionné avec Le Chant du Loup, le réalisateur confirme son goût pour les récits de grande ampleur où l’intime se mêle aux enjeux géopolitiques. Si le premier volet avait connu un démarrage fragile au box-office avec environ 380 000 entrées lors de sa première semaine, suscitant quelques inquiétudes pour ce blockbuster français produit par Pathé, la situation s’est rapidement inversée. Grâce à l’avancement de la sortie du second opus et à l’effet bénéfique de la Fête du Cinéma, le film a connu une spectaculaire remontée, le premier volet se dirigeant désormais vers les deux millions de spectateurs. Un retournement de situation aussi inattendu que réjouissant pour le cinéma français. Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

Un récit historique passionnant et profondément utile
Dès les premières minutes, ce second volet s’impose comme une véritable claque cinématographique. Plus dense encore que L’Âge de fer, il réussit à conjuguer spectacle, pédagogie et émotion avec une remarquable efficacité. Là où le premier film s’attachait principalement à la naissance de la France libre, J’écris ton nom approfondit davantage les dimensions politiques du conflit. Le scénario met ainsi en lumière les ambitions américaines, les rapports de force diplomatiques et les profondes divisions qui traversent alors la société française. Cette approche permet de mieux comprendre les enjeux de la Libération au-delà du simple affrontement militaire.
Le film impressionne également par sa charge émotionnelle. Plusieurs séquences rappellent avec force le courage extraordinaire des résistants. Antonin Baudry filme cette histoire héroïque avec sincérité, sans jamais sombrer dans la surenchère. Le parcours des combattants de l’ombre résonne avec une puissance particulière jusqu’à ce final bouleversant porté par les mots de Paul Éluard. Rarement un film historique français récent aura su transmettre avec autant d’intensité l’idée de sacrifice et d’engagement collectif. Enfin, des héros de l’ombre sont magnifiquement incarnés au sein de ce second volet, tout particulièrement Jean Moulin et Philippe Leclerc qui occupent une place essentielle dans le récit. Quant à Charles de Gaulle, le personnage bénéficie d’un véritable travail psychologique qui révèle ses doutes, son obstination et sa vision politique. Cette humanisation du Général constitue l’une des plus belles idées du diptyque.

Une mise en scène spectaculaire mais toujours maîtrisée
Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’une fresque consacrée à la Seconde Guerre mondiale, le Débarquement n’est pas traité comme un immense morceau de bravoure. Un choix assumé par Antonin Baudry, qui rappelle que de Gaulle n’y joua pas un rôle central et que son film raconte avant tout une bataille politique autant que militaire. Cette décision s’avère judicieuse et permet au récit de rester concentré sur son véritable sujet. En revanche, les séquences d’action demeurent impressionnantes, notamment lors des affrontements dans le désert qui témoignent d’un savoir-faire rarement atteint dans une production française. Costumes, décors et reconstitutions historiques participent pleinement à l’immersion et donnent constamment le sentiment d’assister à un spectacle de grande ampleur.
Cependant, l’expérience serait toutefois incomplète sans une partition musicale exceptionnelle. La bande originale accompagne chaque étape du scénario avec une intensité remarquable, renforçant aussi bien la tension des scènes de guerre que l’émotion des moments plus intimistes.

Une distribution prestigieuse au service du récit
Le casting réunit une nouvelle fois une impressionnante galerie d’acteurs. Thierry Lhermitte fait une apparition remarquée dans le rôle du général Giraud et apporte toute son expérience à un personnage complexe. Face à lui, Simon Abkarian livre de nouveau une interprétation magistrale de Charles de Gaulle, tandis que Niels Schneider, Anamaria Vartolomei et Félix Kysyl composent une distribution sans fausse note.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
18/20 |
