L’Odyssée – Vaiana – On l’appelait Robin des Bois

Cet article est garanti sans spoilers. Bonne Lecture !


L’ODYSSÉE

Fiche du film :   

Mon avis : 

Avec L’Odyssée, Christopher Nolan confirme une nouvelle fois qu’il est l’un des rares réalisateurs capables de transformer un monument de la littérature en véritable événement de cinéma. Le film s’impose déjà comme un immense succès au box-office mondial (le meilleur démarrage de sa filmographie), attirant des millions de spectateurs en salles et démontrant que les fresques ambitieuses ont encore toute leur place sur grand écran.

Côté scénario, Nolan livre une adaptation à la fois fidèle à l’esprit de l’œuvre d’Homère et résolument cinématographique. Le souffle épique est omniprésent et le voyage d’Ulysse captive du début à la fin grâce à un récit parfaitement rythmé. L’écriture des personnages est particulièrement soignée : Ulysse fascine par sa complexité, Télémaque gagne en profondeur au fil de son évolution, tandis que Pénélope incarne avec justesse la force, la patience et l’espoir qui traversent toute cette aventure.

La mise en scène est tout simplement magistrale. Filmé en IMAX 70mm et pensé pour ce format au cinéma, le film offre des images d’une ampleur saisissante qui magnifient chaque paysage, chaque bataille et chaque créature mythologique. Les séquences d’action sont spectaculaires sans jamais sacrifier l’émotion, tandis que la bande originale, puissante et immersive, sublime chaque instant et renforce la dimension mythique du récit.

Enfin, côté distribution, Matt Damon livre une superbe performance avec un Ulysse charismatique et bouleversant, trouvant le juste équilibre entre la force du guerrier et les failles d’un homme brisé par des années d’errance. Tom Holland apporte beaucoup de sensibilité à Télémaque, dont la quête identitaire constitue un véritable moteur émotionnel du récit. Anne Hathaway, dans le rôle de Pénélope, impose une présence élégante et une grande intensité dramatique. Enfin, autour d’eux, Zendaya, Charlize Theron, Lupita Nyong’o ou encore Robert Pattinson complètent cette distribution prestigieuse, chacun apportant sa personnalité à cette relecture ambitieuse du mythe.

17/20


VAIANA, LA LEGENDE DU BOUT DU MONDE

Fiche du film :   

Mon avis : 

Avec Vaiana, Disney poursuit sa politique d’adaptations en prises de vues réelles de ses grands classiques d’animation. Réalisé par Thomas Kail, connu notamment pour Hamilton, le film était pourtant attendu comme l’un des événements familiaux de l’été. Mais les chiffres du box-office racontent une autre histoire : avec seulement 43,1 millions de dollars récoltés lors de son premier week-end aux États-Unis et environ 95 millions de dollars dans le monde pour un budget estimé à 250 millions, le long-métrage signe un démarrage particulièrement décevant. Un nouvel avertissement pour Disney, qui montre que la formule des Live Action ne séduit plus automatiquement le public.

Le principal plaisir de ce Vaiana réside dans le fait de retrouver des personnages que l’on avait tant aimés dans le magnifique film d’animation de 2016. Malheureusement, le scénario se contente presque systématiquement de reproduire celui de son modèle. Les scènes, les dialogues et les émotions s’enchaînent sans réelle surprise, donnant davantage l’impression d’assister à une copie fidèle qu’à une véritable réinterprétation. Là où un remake aurait pu apporter un nouveau regard ou enrichir certains enjeux, le récit manque cruellement d’âme. Visuellement, Thomas Kail livre une mise en scène honorable. Les paysages polynésiens conservent leur pouvoir d’évasion et plusieurs séquences offrent un beau spectacle. En revanche, certains effets visuels paraissent inégaux et quelques scènes d’action manquent de finition, empêchant le film d’atteindre le niveau d’émerveillement espéré. Heureusement, les chansons emblématiques conservent toute leur efficacité : les compositions de Lin-Manuel Miranda restent aussi entraînantes qu’émouvantes et rappellent pourquoi la bande originale du film d’animation est devenue si populaire.

Du côté de la distribution, Catherine Laga’aia incarne une Vaiana attachante, déterminée et crédible, portant le film avec beaucoup de sincérité. Quant à Dwayne Johnson, son retour dans la peau de Maui pouvait surprendre tant son physique et son image publique semblent parfois éloignés du personnage. Pourtant, son charisme naturel, son sens de l’autodérision et son énergie finissent par convaincre. Son interprétation fonctionne finalement bien.

13/20


ON L’APPELAIT ROBIN DES BOIS

Fiche du film :   

Mon avis : 

Après Pig (2021), drame intimiste porté par Nicolas Cage, puis Sans un bruit : Jour 1 (2024), prequel de la célèbre saga horrifique, Michael Sarnoski poursuit sa carrière avec On l’appelait Robin des Bois. Le réalisateur américain s’éloigne des adaptations classiques pour proposer une vision sombre, crépusculaire et profondément humaine du célèbre justicier de Sherwood.

Dans cette relecture, Robin des Bois est un homme brisé, hanté par ses démons intérieurs et incapable d’assumer l’héroïsme qui a fait sa légende. Le film alterne entre des séquences d’une violence saisissante et de longs moments de dialogue et de réflexion sur la culpabilité, la foi et la rédemption. Une approche audacieuse et originale qui tranche avec les adaptations habituelles. En revanche, son rythme particulièrement lent finit par nuire à l’ensemble, et l’on regrette un véritable souffle d’aventure au profit d’un récit essentiellement dramatique. La mise en scène est sans conteste l’un des grands points forts du film. Tourné dans les paysages sauvages d’Irlande du Nord, On l’appelait Robin des Bois profite de décors naturels magnifiques qui renforcent son atmosphère austère et immersive. Le costume de Robin des Bois, à la fois réaliste et intimidant, marque les esprits, tandis que les affrontements, d’une brutalité impressionnante, sont filmés avec beaucoup d’efficacité.

Côté casting, Hugh Jackman impressionne dans la peau d’un Robin des Bois vieillissant, rongé par son passé. Jodie Comer apporte beaucoup de justesse et de sensibilité à son personnage, tandis que Bill Skarsgård se révèle honorable dans la peau de Petit Jean. Une distribution solide qui contribue à donner du relief à cette relecture atypique de la célèbre légende.

13/20


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