Conjuring 2 : Le cas Enfield

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Fiche : 

Résumé :

Une nouvelle histoire vraie issue des dossiers d’Ed et Lorraine Warren : l’une de leurs enquêtes les plus traumatisantes. Lorraine et Ed Warren se rendent dans le nord de Londres pour venir en aide à une mère qui élève seule ses quatre enfants dans une maison hantée par des esprits maléfiques. Il s’agira d’une de leurs enquêtes paranormales les plus terrifiantes…

Ma Critique :

C’est enfin le grand retour de James Wan en tant que réalisateur, après Insidious 3 en tant que producteur ! Rappelez-vous… il avait refusé de réaliser le dernier Fast and Furious afin de se concentrer sur le deuxième volet de la saga The Conjuring, malgré une offre hallucinante proposée par Universal. C’est ainsi que nombreux d’entre nous attendions un film horrifique à la hauteur de son prédécesseur et voir beaucoup mieux. Au final, sa nouvelle réalisation s’avère être une bonne surprise, captivante et effrayante, autour d’un sujet certes classique mais mieux travaillé que pour le premier volet. James Wan a su une fois de plus doser sa sauce d’humour au travers d’un film à l’ambiance glauque et angoissante. Basé sur des faits réels, « Le cas Enfield » est efficace et assez crédible, contrairement aux autres productions horrifiques très décevante de cette année, comme The Door ou The Witch. Bien que James Wan ait recours à des procédés horrifiques bien connus, il trouvera toujours le moyen de nous surprendre avec une très bonne mise en scène, ainsi qu’un casting toujours aussi surprenant. MediaShow est satisfait de ce long-métrage, malgré une salle de cinéma vraiment bruyante, en manque de maturité et vraiment irrespectueuse. Règle de civisme n° 1 au cinéma : « Fermez vos gueules ! »

Les Warren au coeur d’un cas effrayant.

Après avoir enquêté à Harrisville pour venir en aide à une famille hantée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée, les Warren avaient décidé de faire un « break » dans leur vie mouvementée. Pas pour très longtemps… Ce nouvel épisode retrace une nouvelle enquête des Warren : « Le cas Enfield ». L’histoire se déroule 1977, en Angleterre. On retrouve bien des costumes, des décors fidèles ainsi que les conflits de l’époque. Le film commence avec une mise en bouche sur une ancienne enquête des Warren, celle d’Amytiville, permettant parfaitement de basculer et de faire le rapprochement avec celle d’Enfield. Le réalisateur ajoute des extraits de faits réels pour contextualiser le film et c’est plutôt original de la part de James Wan. C’est donc déjà un bon démarrage.

Puis, l’histoire se met en place intelligemment, alternant entre la vie des Warren et le cas de la famille. Puis une fois l’arrivée des Warren sur le terrain, le film peut vraiment commencer. Une ambiance immersive et terrifiante s’installe alors. La mise en scène est vraiment efficace avec un jeu de caméras bien maîtrisée. C’est fluide et oppressant, notamment grâce à l’utilisation massive de « travellings », grande spécialité du réalisateur dans ses longs-métrages. Les plans-séquences sont aussi incroyables. Le scénario tient un rythme régulier, voire même plutôt ascendant vers la fin du film, ce qui est très positif pour un film horrifique. Les effets spéciaux (je reviendrais dessus plus tard) sont certes classiques mais James Wan arrive parfaitement à les exploiter pour créer une atmosphère angoissante, tendue et glauque, ainsi que des « jumpscares ». Le gros point positif de ce film réside dans la réutilisation intelligente d’éléments présents dans les autres films de James Wan. On voit vraiment le rapprochement dans le gigantesque univers du réalisateur. On pourra citer notamment le couloir dans la maison d’Insidious ou encore la salle de collection d’Ed Warren avec Annabelle. C’est donc bien construit !

L’utilisation de la religion est beaucoup mieux travaillée et plus sobre que dans le premier épisode. Il n’y a aucune lourdeur concernant ce recours. Et le thème principal abordé, qui est le « doute » est vraiment bien pensé et exploité ! Les esprits existent-ils vraiment ? C’est une mise en scène ou c’est réel ? Tel est le dilemme des Warren et cela donne une profondeur supplémentaire au scénario. Enfin, les personnages du film sont relativement attachants. On retrouve les Warren avec leur fille, et une famille vraiment désespérée. Les démons sont vraiment glaçants aussi bien le vieux, l’homme tordu que la nonne démoniaque. Le seul point négatif que l’on pourra reprocher à James Wan concerne la scène finale du film un peu vite expédiée, et qui aurait mérité d’être plus poussée.  Mais il faut le dire … James Wan a vraiment révolutionné le monde de l’horreur ! 

Des effets spéciaux classiques mais vraiment efficaces !

Revenons un peu plus en détails sur les effets spéciaux de ce long-métrage. James Wan pousse l’horreur et ses propos à son paroxysme en offrant des scènes d’une grande intensité. Les procédés horrifiques utilisaient sont en parfaite synchronisation avec le rythme du film. Au début, on part d’un simple claquement de porte, pour au final, arriver à des « jumpscares » vraiment bien placés. Et là vous allez me dire : « Hey mon coco, ce genre de procédés est utilisé dans tous les films d’horreur. Alors pourquoi est-ce si efficace ? ». On peut effectivement voir que ceci est utilisé partout mais souvent suivi d’un monumental « fail » comme on a pu observer dans The Door en début du mois de juin. Au contraire, grâce à l’expérience de James Wan dans le domaine, ce dernier a su correctement posé ses moments de frayeur afin de nous surprendre plus que d’habitude. Et c’est vraiment cela qui fait la différence !

Puis, les démons utilisés sont mieux travaillés sur le caractère, le maquillage et les costumes, et donc nettement plus effrayants. Un pépé, une nonne démoniaque et un homme tordu à nous glacer le sang. Quel trio d’enfer ! Sans mauvais jeux de mots bien sûr. Enfin, la bande sonore a été fortement réduite, laissant place à de nombreux moments vides, et créant donc une atmosphère plus stressante. James Wan a voulu un peu innover et c’est franchement bien réussi !

Un casting toujours aussi surprenant.

Sans grande surprise, le duo Warren est bien présent : Vera Farmiga et Patrick Wilson. Un duo qui fonctionne toujours aussi bien avec leur excellente interprétation et leur jeu d’acteur vraiment bien maitrisé. Dans la famille, nous retrouvons Frances O’Connor dans le rôle de la mère, ayant joué le premier rôle de Book of Love en 2004, ou encore Madison Wolfe dans le rôle de la petite fille possédée, interprétant brillamment son personnage pour une si jeune actrice.

Dans les rôles secondaires, nous avons Simon McBurney dans le rôle de Maurice Grosse, le scientifique, Franka Potente dans le rôle de la journaliste, que l’on retrouve dans de nombreux seconds rôles  de film d’horreur, ou encore Steve Coulter dans le rôle du Père Gordon. Enfin, on pourra citer Bonnie Aarons dans le rôle de la nonne démoniaque qui nous aura terrifiés tout au long du film ! Un casting aussi bon que celui dans le premier opus !

Pour résumer…  Bien loin des films d’horreur pour jeunes adolescents, Conjuring 2 reste dans la lignée de son prédécesseur : « jumpscares » efficaces, rythme ascendant, mise en scène incroyable, ambiance terrifiante et jeux de caméras maitrisés. Se basant sur une histoire classique, le film trouvera sa part d’originalité grâce ses effets spéciaux, ses démons bien travaillés et un casting toujours aussi surprenant. Enfin, le rapprochement entre ce film et l’univers de James Wan fera vraiment plaisir. De la profondeur et un film intelligemment pensé, James Wan révolutionne le monde de l’horreur !

Ma note : 16/20

 

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2 commentaires

  1. Personnellement, ce film a suscité une seule réaction, sans vraiment de modulations : l’ennui. C’était très long. Trop long. Franchement, on peut couper 30 à 45 minutes du long métrage (dont ce passage chanté au coin du feu, c’était très gênant), ça lui ferait gagner en intensité et apporterait un côté anxiogène et oppressant qui lui fait clairement défaut.

    Ça part un peu dans tous les sens (quid de ce bonhomme tordu, franchement ? En avait ton réellement besoin ?), pour se terminer en eau de boudin et avec une facilité déconcertante. L’enquête la plus dure de leur vie et pouf! Le démon se fait renvoyer en Enfer par un banal « JACADI VALAK LOL ».

    Tout ça pour ça.

    La seule scène véritablement stressante et inventive, c’est le dialogue avec le précédent propriétaire de la maison, dans son fauteuil. Mais bon, sur deux heures trente de film, c’est léger…

    Déception quoi.

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