Ouija : les Origines

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Fiche : 

Résumé :

À Los Angeles en 1965, une veuve et ses deux filles montent une nouvelle arnaque pour pimenter leur commerce de séances de spiritisme bidon. Chemin faisant, elles font involontairement entrer chez elles un esprit maléfique bien réel. Lorsque la fille cadette est possédée par la créature impitoyable, la petite famille doit surmonter une terreur dévastatrice pour la sauver et renvoyer l’esprit de l’autre côté…

Ma Critique :

Produit en 2015 par Jason Blum, directeur et fondateur de Blumhouse Productions, le premier volet de « Ouija » avait rapporté plus de 100 millions de dollars dans le monde rien qu’avec sa sortie dans les salles de cinéma, alors que le budget initial était à peine de 5 millions. L’idée de faire une suite semblait donc évidente pour les studios, qui comptent aujourd’hui à leur actif de nombreux longs-métrages horrifiques tels que les sagas « Paranormal Activity », « Insidious », « Sinister » ou encore « American Nightmare ». Doté d’un budget de 9 millions, ce second volet précède le premier sur son histoire. En effet, le film se déroule dans la même maison mais cinquante années plus tôt, afin de nous raconter les origines de cette mystérieuse planche permettant de communiquer avec les esprits… Ouija !

Côté réalisation, c’est Mike Flanagan qui prend le projet, après « The Mirror » l’an passé. A la tête du casting, nous retrouverons Annalise Basso, Elizabeth Reaser, Lulu Wilson et l’enfant d’ « E.T »… Henry Thomas ! Alors qu’en est-il de ce second opus ? Est-il meilleur que son prédécesseur ? Intéressons-nous de plus près… avec MediaShow !

Plat, banal, médiocre… Tel est le scénario.

Ouija ? C’est une planche qui provient des années 1890, créée par Charles Kennard et Eljiah Bond durant la période où le domaine du paranormal faisait un gros succès. C’est le thème principal de ce long-métrage ! L’histoire se situe durant les années 60 et raconte les origines du premier opus. Une veuve, Pauline Zander, et ses deux filles gagnent leur vie avec leur petit commerce bidon de séance de spiritisme. Après avoir acheté une planche de Ouija pour rendre plus crédible ses séances, la mère se rend compte que Doris devient possédée par une créature impitoyable. C’est là que les ennuis commencent pour eux…

L’idée de faire des « origines » devient la grosse tendance des films horrifiques… Encore faudrait-il avoir un lien crédible entre les deux épisodes … Ici ce sont les personnages qui créent ce lien car nous retrouvons bien Pauline plus jeune et sa fille Doris, en tant que fantôme dans le premier opus. Mais rien de bien concret quoi ! Juste une envie de se remplir une fois encore les poches car lorsque l’on voit la finalité du film, c’est totalement ridicule. Tout d’abord, le rythme est totalement plat et manque cruellement de rebondissements et de tensions. La situation initiale, dont la présentation des personnages, met beaucoup trop de temps à se mettre en place. Le réalisateur n’a donc pas su gérer ce déséquilibre. Uniquement les vingt dernières minutes restent plus ou… MOINS intéressantes ! Ainsi, on se retrouve avec peu de scènes effrayantes, trop de blabla et l’ennui se fait vite ressentir.

D’autre part, on pourra également reprocher au scénario d’être vraiment trop banal et trop « formaté » et donc ce dernier ne provoque pas de frissons. Les instants horrifiques manquent cruellement de crédibilité et surtout d’originalité : portes qui claquent, objets qui bougent, etc… Bref on se fait grave chier ! Enfin, les personnages posent également un sacré problème pour le scénario. Le réalisateur tente, tant bien que mal, à nous présenter les vedettes du long-métrage et malgré cela, ces derniers manquent cruellement de personnalité et finalement paraissent vraiment transparents. Alors… le film se permet de prendre son temps pour introduire ses personnages et au final c’est du gâchis ! Bref… sur sa forme et son contenu, le scénario est une véritable catastrophe… Et ne parlons même pas de sa crédibilité…

Le film a perdu sa crédibilité en chemin…

Bon… avant de reprendre sur les points négatifs, faisons une petite pause… On appréciera tout de même le style visuel du film qui respecte bien les années 60, aussi bien sur les décors très soignés, avec les maisons et leurs intérieurs, que sur les costumes de chaque personnage. Cela colle vraiment bien au genre horrifique ! Malheureusement… je n’ai trouvé que ce seul point (et aussi le casting mais on reparle après) positif… Le film manque terriblement en crédibilité sur plusieurs points.

Tout d’abord, le côté horrifique est totalement absent car le film penche vraiment trop sur le fantastique. En effet, c’est assez risqué de vouloir trop en faire sur les effets spéciaux sur un film d’épouvante qui aborde le sujet des esprits. Manque de chance… le réalisateur pousse la chose vraiment trop loin (depuis quand un esprit maléfique t’enfonce son bras dans ta bouche ?) et l’histoire devient totalement ridicule… et encore je suis gentil… ! D’autre part, je ne comprends pas pourquoi il est toujours nécessaire d’incorporer des scènes « humoristiques » dans des films d’horreur. Quel est l’utilité ? Sûrement d’ouvrir le film à un public plus jeune… Mais derrière, le film perd cruellement en crédibilité ! C’est assez agaçant… Bref… bientôt on aura le droit à des scènes d’esprits dans les films comiques, allez soyons fou !

Enfin, très peu de films horrifiques ont réussi à parfaitement exploiter le thème de la religion. « Conjuring » ou « L’exorciste » (1973) en sont de très bons exemples ! Dans ce second volet, la religion est à nouveau mal exploitée, voire très brouillon. Elle est introduite par l’école où sont les deux filles de Pauline, puis par le Père qui la dirige. Un bref exorcisme sera au rendez-vous mais… vraiment grotesque, nous montrant bien que la religion n’a pas sa place dans cette histoire. En résumé… Crédibilité de « Ouija, les origines » = 0 !

Dommage car le casting était vraiment pas mal !

Et quel gâchis sur le scénario mais aussi sur les personnages car le casting n’est pas si mauvais que cela. Tout d’abord, nous retrouverons Annalise Basso dans le rôle de Paulina. Récemment apparu dans le long-métrage « Captain Fantastic », la jeune demoiselle propose une belle interprétation de son personnage, tout comme Annalise Basso, dans le rôle de la mère de famille, apparu dans la saga « Twilight ». Mais la plus impressionnante reste bien évidemment la jeune Lulu Wilson ! Avec son regard si angoissant, son jeu d’actrice est diabolique. Malgré son expérience assez pauvre, elle réussit tout de même à créer la surprise. Elle apparaitra prochainement dans le deuxième volet du film « Annabelle ». Enfin, dans les seconds rôles, nous retrouverons Henry Thomas (le jeune du film « E.T. ») dans le rôle du Père Tom ou encore Parker Mack dans le rôle du petit copain de Paulina. Les deux hommes réussissent également leur interprétation. Bref… Un bon casting !

Pour résumer… Hormis un bon casting et un décor des années 60 intéressant, le scénario de ce second volet manque cruellement d’originalité et de crédibilité. Le rythme est vraiment très plat, sans rebondissements et tensions. Les scènes horrifiques sont ridicules, l’humour n’a pas sa place dans ce genre de films et la religion est vraiment mal exploitée. Comme quoi…  c’est le prix de la place qui sera la chose effrayante !

Ma note : 7/20

N’hésite pas à partager ton avis sur ce film en commentaire !  

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