Le Cercle – Rings

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Fiche :  

Résumé : 

Une jeune femme s’inquiète pour son petit ami lorsqu’ il commence à s’intéresser aux mystères entourant une vidéo censée tuer celui qui la regarde 7 jours après l’avoir visionnée. Elle se sacrifie pour sauver son petit ami et fait alors une terrifiante découverte : il y a « un film dans le film » que personne n’avait encore vu…

Ma Critique : 

Inspirée du roman de Kôji Suzuki, la saga Ring est adaptée pour la première fois au cinéma en 1998 par le réalisateur Japonais Hideo Nakata. Malgré son faible budget (environ 1 million de dollars), le film avait connu un véritable succès critique et commercial. Grâce à cela, une suite fût réalisée en 1999 par le même réalisateur. Voyant cela comme une véritable machine à sous, nos chers amis américains se sont jetés sur un « remake » de la saga. Ainsi en 2002, avec un budget de 45 millions de dollars, Gore Verbinski s’empare du projet et rafle le box-office mondial avec une recette de 249 millions de dollars. Une suite est bien évidemment tournée en 2005 et c’est Hideo Nakata qui reprit les commandes.

Personnellement, les deux sagas m’avaient séduit ! Mais… douze ans se sont écoulés et cette année, la diabolique Samara est de retour sur nos écrans avec « Le Cercle – Rings », se montrant comme le troisième volet de la saga américaine. Il est réalisé par F. Javier Gutiérrez et s’inspire également de l’œuvre de Ki Suzuki. A la grande surprise, Naomi Watts n’est pas présent au casting et laisse sa place à la jeune Matilda Lutz, pour son premier long-métrage. Le film semblait assez prometteur avec une histoire cohérente à la saga ! De plus, le très bon spot publicitaire de Paramount1 était assez sympathique. Mais est-ce qu’il était vraiment nécessaire de faire une suite ? Quel est le rendu scénaristique et visuel de ce nouveau volet ? Le casting est-il à la hauteur ? Tentons d’y répondre au travers de cette nouvelle !

Le Cercle - Rings : Photo Alex Roe, Johnny Galecki, Matilda Lutz

Samara a pris de sacrés rides…

Ces dernières années, un fléau touche particulièrement les films d’horreur. Les productions sont nettement moins effrayantes, moins innovantes et surtout d’un cruel manque de crédibilité. On pense notamment à la saga « Paranormal Activity », « Pyramide », « The Door » ou encore « Ouija ». Venons-en donc au fait que malheureusement… cette suite est marquée par ces défauts. Le long-métrage est profondément décevant et détruit l’intégralité du travail réalisé pour la saga américaine. Pourquoi être aussi cruel dans mes propos ? Voici quelques explications.

Dans cette nouvelle aventure horrifique, nous suivons les péripéties d’un jeune couple téméraire et victime de la malédiction de Samara. L’histoire se concentre de nouveau sur les origines de la jeune fille diabolique. Et afin de nous proposer une trame scénaristique cohérente avec les deux précédents volets, le réalisateur n’hésite pas à reprendre les codes propres à la saga. Cependant, bien que le scénario tente d’offrir un vent de fraîcheur à la légende de Samara (on pense notamment à l’utilisation du numérique pour répandre la vidéo maudite ou encore l’idée d’aborder la question de la vie post-mortem), ce dernier est rapidement délaissé au profit d’un schéma narratif ridicule, pour jeunes prépubères en quête de frissons.

Rien qu’à voir les personnages dont on n’éprouve aucun attachement, c’est mal parti… Samara tente de cacher ses rides mais son esthéticien l’a complètement loupé. F. Javier Gutiérrez ne réussit pas à nous impressionner… La fin est nettement trop prévisible… L’histoire manque également de rythme et de rebondissements. En effet, cette dernière a dû mal à enchaîner les différents évènements, notamment dû à la mauvaise utilisation des moments « horrifiques ». Entre guillemets car le film n’est absolument pas effrayant. Les jumpscares sont prévisibles. Les clichés sont trop nombreux.  Samara n’a plus aucun effet sur les spectateurs. Au final, la seule envie est que cette suite, purement commerciale, se termine. Malgré que le réalisateur ait tenté de nouvelles choses intéressantes, l’ensemble est vraiment inachevé.

Le Cercle - Rings : Photo Bonnie Morgan

Un casting au fond du puits…

Continuons sur les points négatifs du film (en même temps ce dernier ne vole pas très haut) avec le magnifique… et désastreux casting ! Pour ce troisième opus, l’absence de Naomi Watts est un sacré coup dur pour la saga à mon sens, surtout lorsque l’on constate l’actrice qui lui succède. Matilda Lutz, jeune actrice italienne, manque réellement d’expérience pour interpréter son rôle. Manque de charisme également ! A ses côtés, c’est Alex Roe, lui aussi très mauvais, qui l’accompagne pour former un duo pitoyable, sans aucune réelle présence scénique. Difficile donc de s’attacher aux protagonistes et de crédibiliser l’intrigue avec ces jeunes acteurs aussi peu expressifs et expérimentés.

Parmi les seconds rôles, l’interprétation de Johnny Galecki reste la plus juste. Dans le rôle d’un professeur de biologie, nommé Gabriel, l’acteur (connu pour son rôle dans la série « The Big Bang Theory ») réussit à rattraper le coup. C’est également le cas pour Vincent D’Onofrio. Enfin, derrière la diabolique Samara se cache pour la seconde fois la jeune Bonnie Morgan, actrice et contorsionniste. Ainsi, bien que les seconds rôles soient corrects, le casting se jette au fond du puits avec un duo vraiment pitoyable.

Une photographie qui sauve la mise !

Il existe bel et bien un point positif pour ce long-métrage : son aspect visuel. Tout d’abord, les effets spéciaux, employés par le réalisateur, sont convaincants et fidèles à la saga américaine (notamment le passage où Samara sort de l’écran). On retrouve des techniques efficaces pour mettre en avant le personnage de Samara. Et c’est assez regrettable de proposer une qualité visuelle correcte et de ne pas l’exploiter pleinement au profit du scénario. C’est également le cas pour la photographie : les images sont convenables, les décors et les paysages sont soigneusement travaillés pour tenter d’apporter un cadre effrayant à l’intrigue. Ainsi, il est tout de même important de souligner ce point positif car le visuel est fortement négligé dans la plupart des films d’horreur actuels.

Concernant le maquillage, le personnage de Samara est toujours aussi remarquable visuellement. Son costume est toujours aussi terrifiant, bien qu’elle soit complètement décrédibilisée par le scénario et le casting. Enfin, la bande sonore est irréprochable, créée par Matthew Margeson, essayant avec difficulté d’offrir un côté effrayant au long-métrage.

Le Cercle - Rings : Photo Vincent D'Onofrio

Pour résumer…  Une belle photographie et une excellente bande sonore ne suffisent pas pour repêcher ce pitoyable troisième opus. Un schéma narratif ridicule pour jeunes pré-pubères en quête de frissons, un rythme insoutenable, peu de rebondissements et un casting au fond du puits… « Le Cercle – Rings » est le premier nanar horrifique de l’année !

Note pour le scénario: 2etoiles
Note pour l’esthétique:(Visuel, Musique, etc.) 3etoiles
Note pour le casting: 1etoile

Note Globale :

8/20

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