Au nom de la Terre

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Fiche :  

Résumé : 

Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l’exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Ma Critique : 

« Au nom de la Terre » est un long-métrage (de fiction) réalisé par Edouard Bergeon (son premier sur le grand écran, mais il est également l’auteur de nombreux reportages et documentaires pour la télévision). Ce drame s’inspire fortement de la propre histoire du réalisateur. Pour illustrer son histoire familiale, Edouard s’est entouré d’un casting fort attachant composé par Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon ou encore Jacques Narcy. Qu’en est-il de ce drame français ? La réponse dans cette nouvelle critique sur MediaShow (sans spoilers) !

« Ma mère est fière car ce film rend hommage à mon père, à notre famille, et il lui redonne une voix. Il montre une partie des souffrances que nous avons vécues en silence et dans l’indifférence des institutions et d’une partie de la famille élargie. Car mon père, lorsqu’il se montrait à l’extérieur, montrait son meilleur jour, quitte à jouer le rôle du paysan battant qu’il était auparavant. Il ne voulait pas perdre la face et qu’on voie la moindre faiblesse en lui. C’était une autre histoire quand il était de retour à la maison et qu’il se réfugiait dans le noir, dans sa chambre… Il ne voulait plus voir sa ferme, il ne voulait plus être agriculteur. » – Edouard Bergeon.

Une histoire bouleversante.

« Au nom de la Terre » est un film émouvant, prenant et bouleversant sur la vie de paysan. Inspiré d’une histoire vraie, ce drame retrace la vie de Pierre Jarjeau (Christian Bergeon, le père du réalisateur) qui reprend à son père la ferme familiale par l’intermédiaire d’un emprunt à la banque. A ce stade, le scénario débute par une introduction assez froide où il n’est même pas question d’héritage, mettant le spectateur directement dans l’ambiance du film. Ainsi, à son retour de l’Ouest Américain, Pierre débute difficilement sa vie d’agriculteur. Pris dans cet engrenage diabolique, il va alors accumuler les prêts (notamment pour s’agrandir et étendre son exploitation) et les avances auprès de ses fournisseurs pour survivre. C’est une véritable descente aux enfers qui commence…

Avec ce film sous sa forme de témoignage, Edouard Bergeon nous fait découvrir les difficultés du monde agricole. Le scénario fait preuve de réalisme, tout particulièrement dans l’élevage des bêtes mais aussi au travers des personnages / acteurs : leurs expressions – les regards, les gestes – et les échanges entre eux. Ils sont d’ailleurs très bien développés (une famille soudée et véritablement attachante), tout particulièrement Pierre qui sombre peu à peu dans la neurasthénie. Que d’émotions et de tristesse ! De plus, la dimension dramatique monte à crescendo, avec une suite d’évènements frappants, jusqu’au dénouement final tragique. Enfin, le rythme est bien géré, avec cette histoire poignante et son lot de rebondissements marquants. Un grand moment de cinéma !

En pleine campagne !

Si Edouard Bergeon réussit à exposer la vie difficile des agriculteurs, il en expose également toute la beauté de ce métier au travers de la mise en scène : les paysages sont splendides, les moments partagés par cette famille sont merveilleux (la scène de Noël, l’anniversaire d’Emma, le fils qui aide son père pour la récolte, etc.) et les couleurs de la campagne ressortent bien sur le grand écran. Le réalisateur nous offre également de magnifiques images telles que : les lignes d’horizon, le coucher de soleil avec l’ombre des personnages ou encore les balades à cheval. Enfin, la bande originale se montre à la fois dramatique (avec les quelques touches de piano) et entrainante (avec un petit air de country vraiment plaisant). Un travail remarquable !

Un casting incroyable.

La distribution du film est brillamment menée par Guillaume Canet qui offre une interprétation exceptionnelle dans un rôle percutant, celui d’un agriculteur mais aussi d’un père de famille. Sa métamorphose est d’ailleurs réussie. A ses côtés, Veerle Baetens est formidable et fait preuve de charisme dans le rôle de Claire Jarjeau. Les enfants sont interprétés par Anthony Bajon et Yona Kervern, très attachants tout particulièrement le jeune homme et de l’alchimie qui opère entre Guillaume Canet et lui.

Pour résumer… « Au nom de la Terre » est un drame émouvant, prenant et bouleversant. Il expose les difficultés du monde agricole avec un scénario réaliste et des personnages très attachants. Mention spéciale à Guillaume Canet qui est exceptionnelle dans son rôle, et une métamorphose réussie ! Un film à ne pas manquer !

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Note pour le scénario : 3etoiles12
Note pour la mise en scène : 4etoiles
Note pour le casting : 4etoile12

Note Globale :

16/20


La bande-annonce du film :
 

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