Space Jam 2, Jungle Cruise, The Suicide Squad, OSS 117 : Alerte rouge en Afrique Noire.

Cet article est garanti sans spoilers. Bonne Lecture !


Space Jam – Nouvelle ère

Space Jam - Nouvelle ère

Fiche du film :   

Mon avis : 

Produit par Ryan Coogler, « Space Jam – a New Legacy » est la suite du célèbre « Space Jam » sorti en 1997. Ce film a d’ailleurs rapporté 250 millions de dollars dans le monde, pour un budget estimé à 80 millions. Pour cette seconde aventure aux côtés des Looney Toons, Lebron James succède à Michael Jordan. 

« Space Jam » est très certainement le film qui a marqué ma jeunesse. Ce fameux match de basket qui opposait les Looney Toons et Michael Jordan face à une bande d’aliens. Forcément, ce second opus a attiré ma curiosité et le résultat est loin d’être catastrophique comme annoncé par les critiques de la presse et de certains spectateurs. Certes, déterrer d’anciens films pour en faire des suites n’est jamais bon signe et « Space Jam : a new Legacy » n’y échappe pas sur certains points notamment sur la relation père / fils très clichée ou la promotion du catalogue Warner qui, bien que certaines apparitions donnent le sourire, n’apportent aucune valeur ajoutée au scénario.

Fort heureusement, les Looney Toons sont de la partie et relèvent clairement le niveau du scénario, aussi bien sur l’humour que sur le rythme. En effet, c’est un vrai plaisir de retrouver Bugs Bunny et sa bande sur le grand écran, après un film assez décevant « Tom & Jerry ». Leurs apparitions sont vraiment drôles et parfois complètement loufoques (Daffy Duck dans l’univers DC par exemple). De plus, le passage de la 2D à la 3D durant le match de basket-ball est étonnement bien réussi sur le plan visuel. Également, en ce qui concerne la mise en scène, « Space Jam : à New Legacy » s’inscrit dans l’aire du temps avec des décors axés sur le digital et un méchant virtuel. En soit, cela ne m’a pas choqué visuellement mais d’un point de vue scénaristique, cela dénature un peu l’univers des Looney Toons. Enfin, la distribution est portée par Lebron James qui offre une belle interprétation. Mais la nostalgie refait surfait surface et il est difficile de détrôner Michael Jordan… 😉 

13/20


JUNGLE CRUISE

Jungle Cruise: Emily Blunt, Dwayne Johnson

Fiche du film :   

Mon avis : 

Après de nombreuses tentatives (tout d’abord en 2004, puis en 2011 avec Tom Hanks et Tim Allen), le projet d’adaptation de la célèbre attraction des parcs Disney se concrétise enfin en 2021 avec Dwayne Johnson dans la peau du personnage principal : « Jungle Cruise ». Avec un budget estimé à 200 millions, Jaume Collet-Serra signe sa plus grosse réalisation (à qui l’on doit d’ailleurs « Esther », « La maison de cire » ou encore « Instinct de survie »).

« Jungle Cruise » est un bon divertissement, une aventure bien rythmée au cœur de la jungle grâce à ses nombreux rebondissements et péripéties. Si la première moitié est très efficace, la seconde se fragilise légèrement en raison d’une touche fantastique / surnaturelle. De plus, le scénario est relativement prévisible et ne respire pas l’originalité en s’inspirant de franchises cultes : « Indiana Jones », « Pirates des Caraïbes » ou encore « La Momie ». L’histoire se compose donc de personnages certes clichés mais attachants. La distribution est, quant à elle, honorable. Habitué des décors tropicaux (ayant été à l’affiche de « Bienvenue dans la jungle » et des derniers volets de « Jumanji »), Dwayne Johnson enfile sa tenue d’aventurier, ses gros bras et toujours dans la bonne humeur. En effet, il reste fidèle à lui-même et nous propose une belle interprétation avec une note d’humour particulière. Un plaisir coupable de le voir au cinéma ! Il est accompagné d’Emily Blunt, convaincante dans la peau de Lily Houghton, une intrépide scientifique, et de Jack Whitehall assez drôle dans le rôle de McGregor Houghton, un homme peureux. Face à eux, Jesse Plemons endosse le rôle du méchant, avec un accent assez prononcé et qui manque malheureusement de personnalité.

Enfin, côté mise en scène, les studios Disney emploie les grands moyens avec de nombreux effets spéciaux. Malgré quelques déchets tels que le Jaguar (assez moyen), cette aventure est visuellement réussie et entraînante. La bande originale est honorable et assez classique dans le registre.

13/20


THE SUICIDE SQUAD

The Suicide Squad: Margot Robbie, John Cena, Idris Elba, Peter Capaldi, Joel Kinnaman

Fiche du film :   

Mon avis : 

Réalisateur de la saga « Les Gardiens de la Galaxie », James Gunn a su apporté un vent de fraîcheur au sein de l’univers du MCU. Embauché par la Warner Bros, il prend la direction du nouveau film « The Suicide Squad » après l’échec critique cuisant de David Ayer en 2016 (personnellement, il m’avait tout de même plu malgré ses nombreux défauts). Il réalise donc le dixième film de l’univers cinématographique DC, le dernier en date étant « Wonder Woman 1984 ».

Mais, il est vrai que cette nouvelle version de « The Suicide Squad » de la part de James Gunn est clairement supérieure à la version proposée par David Ayer sur tous les aspects : scénario, mise en scène et interprétation. Son véritable atout, ce sont ses personnages qui bénéficient (même ceux secondaires), d’une écriture soignée et pour certains une véritable empathie. Un petit clin d’œil à Del Toro et surtout une volonté de sortir de l’ombre des personnages peu connus de l’univers DC (comme il l’avait un peu fait avec « Les Gardiens de la Galaxie »). Car oui, même si ce sont de sales gosses, il en ressort de l’émotion envers ces anti-héros, tout particulièrement Ratcatcher 2 (les flashbacks sur son enfance sont justes et touchants) et Polka-Dot Man. Également, la distribution contribue énormément à cette réussite. Margot Robbie est parfaite dans le rôle d’Harley Queen, Daniela Melchior excelle dans la peau de Ratcatcher 2 à la fois sensible et remplie d’énergie, Idris Elba succède dignement à Will Smith (par le biais d’un autre protagoniste) avec beaucoup de charisme, John Cena est tout bonnement incroyable dans le rôle de Peace Maker et David Dastmalchian offre une interprétation totalement déjantée de Polka-Dot Man.

Le second atout, c’est d’avoir réussi à construire un scénario très hétérogène, ce qui pourrait être vu comme un défaut pour un film de super-héros mais qui, au final, fonctionne plutôt bien avec un rythme soutenu. Ainsi, James Gunn allie habilement le côté super-héroïque avec la guerre, l’horreur (car il y a des scènes bien gores et surtout des personnages ‘monstres’ : King Shark, le méchant Staro, Penseur et Weasel qui est clairement flippant) et la comédie. Alors, oui, vous allez me dire : ‘le premier volet proposait ce même mélange’ mais, dans ce second opus, les trois registres sont mieux équilibrés et l’humour est justement dosé afin que le film ne perd pas en crédibilité. Enfin, n’oublions pas la mise en scène brillantissime (ça fourmille de bonnes idées et cela apporte parfois de la poésie au film… non je déconne pas ! Le solo de Harley Queen avec les fleurs est hyper badass !), violente avec de très bons effets spéciaux et une bande originale très réussie. La bataille finale est vraiment génial. Bravo à James Gunn pour ce blockbuster DC !

16/20


OSS 117 : ALERTE ROUGE EN AFRIQUE NOIRE

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire: Jean Dujardin

Fiche du film :   

Mon avis : 

Troisième opus des aventures de Hubert Bonisseur de La Bath (interprété par Jean Dujardin), « OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire » est la suite de « Le Caire nid d’espions » (2006) et de « Rio ne répond plus » (2009). C’est Nicolas Bedos qui succède à Michel Hazanavicius à la réalisation de ce long-métrage consacré à l’agent secret français. Il signe sa deuxième collaboration avec Jean Dujardin, après « Les Infidèles » (2012) en tant que scénariste.

Nicolas Bedos frappe fort avec ce nouveau volet de OSS 117 et, malgré des avis assez hétérogènes, je ressort de la salle avec le sourire. Le réalisateur nous offre un film d’espionnage divertissant, très cohérent avec ceux de Hazanavicius et en y apportant sa touche personnelle sur l’aspect visuel, très orienté année 80 (introduction à la sauce James Bond ou bien ces gros plans sur les méchants). Côté humour, le film apporte son lot de répliques, certes moins marquantes que celles des précédents volets mais qui, pour certaines, deviendront cultes. Dans cette nouvelle aventure, le scénario se moque éperdument du racisme avec des scènes comiques très premier degré, acérées et vraiment hilarantes. Toujours sous un ton humoristique, l’histoire en profite pour parcourir des sujets de l’époque tels que l’ascension du socialisme en France, l’influence de l’URSS ou encore la position stratégique / politique de la France en Afrique. Enfin, ce troisième opus propose une histoire efficace et bien rythmée. C’est un plaisir de retrouver OSS 117 qui reste fidèle à lui même et qui n’a pas évolué depuis les années 50.

Côté distribution, Jean Dujardin enfile pour la troisième fois le costume du célèbre agent français. Son interprétation est toujours aussi impeccable. Il est accompagné de OSS 1001, joué par Pierre Niney qui est très investi dans son rôle. Un personnage qui s’oppose totalement au style de OSS 117 et qui apportera son petit lot d’humour. Les seconds rôles sont également honorables : Gilles Cohen, Fatou N’Diaye, Natacha Lindinger, Habib Dembélé ou encore Ivan Franek.

14/20

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2 commentaires

  1. Je vais voir demain OSS 117. Je craignais qu’il soit décevant après tout le temps écoulé et l’arrivée d’un nouvel agent, mais je ne fais que lire des avis positifs alors j’espère que ce sera bien! 🙂

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