Fiche :
- Date de sortie : 22 juillet 2026
- Durée : 1h32
- Genre : Epouvante-Horreur, Fantastique
- Avec : Seidi Haarla, Rupert Grint, Pamela Tola
- Réalisé par : Hanna Bergholm
Résumé :
Rêvant de construire une vie de famille paisible, Saga et son mari Jon s’installent dans la maison où elle a passé une grande partie de son enfance, au cœur de la forêt finlandaise. Mais dès la naissance de leur enfant, et malgré un entourage qui se veut rassurant, Saga perçoit chez son bébé quelque chose d’inexplicable et d’inquiétant…
Ma Critique :
Après avoir marqué les a mateurs de cinéma de genre avec Egō (présenté au Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2022), la réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm confirme son goût pour un fantastique intimiste et dérangeant avec Nightborn. Fidèle à ses thèmes de prédilection, elle s’intéresse une nouvelle fois aux peurs liées à la maternité, qu’elle décrit comme un véritable « conte de Grimm moderne » inspiré de son expérience personnelle. Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique, sans spoilers.

Une horreur psychologique aussi fascinante que frustrante
À mi-chemin entre le fantastique et l’épouvante folklorique, Nightborn s’inscrit dans la grande tradition du cinéma nordique, où l’horreur naît davantage des non-dits que des effets spectaculaires. Hanna Bergholm privilégie une peur diffuse, fondée sur l’incertitude, laissant constamment planer le doute entre réalité, hallucinations et croyances populaires. Quelques séquences gores se révèlent particulièrement éprouvantes et dispensables pour le récit, qui lui est profondément psychologique. Mais la véritable force du film réside dans son approche de la parentalité. La naissance devient ici le point de départ d’une réflexion inquiétante sur les angoisses maternelles, la culpabilité et la peur de l’inconnu. Cette dimension émotionnelle apporte une véritable singularité au récit, loin des conventions habituelles du genre.
Malheureusement, cette montée progressive vers l’horreur se fait parfois au détriment du rythme. La volonté de maintenir une tension permanente entraîne plusieurs longueurs qui finissent par diluer l’impact dramatique. Malgré une atmosphère constamment oppressante, le film peine à renouveler suffisamment ses situations pour maintenir l’intérêt sur l’ensemble de ses 92 minutes.

Une mise en scène envoûtante
La mise en scène épouse parfaitement cette ambiance étrange et malsaine, entretenant avec beaucoup d’habileté le doute permanent entre maladie psychologique, réalité et hallucinations. Les paysages de la forêt finlandaise deviennent presque un personnage à part entière, renforçant cette impression d’isolement et de menace invisible.
La photographie froide, les décors naturels et le travail sur les silences participent pleinement à cette sensation d’inconfort permanent. Enfin, la cinéaste a également privilégié les effets pratiques pour donner vie au bébé monstrueux, à l’aide de maquillages, d’animatroniques et de marionnettes plutôt que d’images de synthèse, offrant ainsi une présence particulièrement troublante à la créature.

Un duo qui fonctionne !
La distribution se montre particulièrement convaincante. Rupert Grint surprend dans un registre bien plus sombre que celui auquel il nous a habitués, livrant une interprétation tout en retenue d’un père dépassé par des événements qu’il refuse d’admettre. Face à lui, Seidi Haarla porte le film sur ses épaules avec une prestation intense et habitée, traduisant avec beaucoup de justesse la détérioration psychologique de son personnage.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
13,5/20 |
