Fiche :
- Date de sortie : 28 octobre 2026
- Durée : 2h14
- Genre : Drame, Fantastique, Romance
- Avec : Deva Cassel, Julien De Saint-Jean, Romain Duris
- Réalisé par : Alexandre Castagnetti
Résumé :
Dans le Paris d’aujourd’hui, Anastasia, jeune danseuse, intègre le prestigieux Opéra de Paris. Alors qu’elle répète l’Orpheus, un opéra maudit qui aurait été composé par le Fantôme de l’Opéra, elle tombe amoureuse d’un mystérieux pianiste. À l’approche de la première représentation, entre accidents inexpliqués et révélations troublantes, Anastasia se trouve plongée dans une histoire d’amour impossible, à la frontière du réel et du fantastique.
Ma Critique :
Après les deux volets de Tamara et plus récemment son travail de scénariste sur Les Caprices de l’Enfant Roi, Alexandre Castagnetti change de registre avec Le Fantôme de l’Opéra. Finies les blagues et la comédie, ici il s’attaque à un univers mêlant fantastique, romance et danse contemporaine. Une relecture moderne du célèbre récit de Gaston Leroux qui, malgré de belles promesses, peine parfois à trouver le juste équilibre entre ses différentes ambitions.

Une romance qui prend trop de place
Pour moderniser cette histoire d’amour impossible, le réalisateur fait le choix audacieux de transposer l’univers du chant lyrique dans celui de la danse contemporaine. Sur le papier, c’est séduisant, mais à l’écran, ça peut sembler un peu trop convenu. Les jeunes danseurs ont parfois des traits un peu caricaturaux, comme sortis d’un film pour adolescents. Entre Twilight et Black Swan, le film navigue dans des eaux familières, avec une dimension résolument adolescente qui finit par prendre le dessus. Non pas que la romance soit déplaisante, bien au contraire : elle est belle, touchante et plutôt bien exécutée. Mais elle occupe une place démesurée dans le récit, au détriment de l’évolution de son héroïne, Anastasia, et de la préparation du ballet.
Le scénario souffre également de quelques facilités, voire d’incohérences, qui fragilisent l’ensemble. La rivalité entre Anastasia et Georgina, omniprésente, finit par détourner l’attention de ce qui aurait pu constituer le véritable cœur du film : les exigences artistiques et physiques d’une telle représentation. Les répétitions, survolées, donnent d’ailleurs lieu à un décalage assez surprenant avec le rendu final du ballet, dont la maîtrise semble presque miraculeuse. Certes, le récit est bien rythmé et se suit avec plaisir. Mais à force de privilégier les tourments amoureux et les tensions entre ses personnages, le film laisse de côté une dimension pourtant essentielle : la naissance d’une artiste et la construction d’un spectacle. Une préparation qui, à l’écran, paraît finalement bien superficielle.

Une mise en scène immersive, mais un ballet trop absent
Castagnetti a eu la chance de tourner dans un décor de rêve : le Palais Garnier, ça ne se refuse pas ! Certaines scènes ont aussi été tournées à la Cité du Cinéma, ce qui a dû demander un sacré travail, notamment pour recréer le fameux lac souterrain de l’Opéra. Impressionnant.
Pourtant, malgré cette immersion réussie et une belle bande originale, quelque chose manque. Hormis les quinze dernières minutes, le film peine à offrir de véritables scènes de ballet. On découvre les coulisses de l’Opéra, les tensions entre danseurs, mais la beauté des représentations, elle, reste trop souvent absente. Le choix d’une approche résolument moderne, voire trop moderne, finit par frustrer.

Deva Cassel et Julien de Saint-Jean, deux belles révélations
Marchant sur les pas de ses parents, Monica Bellucci et Vincent Cassel, Deva Cassel tient le premier rôle féminin du Fantôme de l’Opéra. Deva Cassel fait ses débuts en français avec Le Fantôme de l’Opéra. Après la mini-série Netflix Le Guépard et un film italien, c’est sa première grosse expérience en France. Elle s’en sort avec douceur, sensibilité et une certaine fragilité qui donnent du charme à son personnage d’Anastasia. Une belle étape pour elle, et une réussite à la clé. Mais la vraie révélation, c’est Julien de Saint-Jean dans le rôle du Fantôme. Déjà repéré dans Le Comte de Monte-Cristo, il confirme qu’il a du talent. Son personnage oscille entre mystère, douleur et sensibilité, et il donne une vraie profondeur à cette figure énigmatique.
Quant au chorégraphe James Figueras, qui n’existe pas dans le roman original, il a été créé spécialement pour le film et confié à Romain Duris. Si l’acteur reste globalement satisfaisant, son interprétation m’a parfois semblé excessive, notamment dans la seconde moitié du récit. Une approche qui manque de subtilité.
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| Note pour le scénario : | |
| Note pour la mise en scène : | |
| Note pour le casting : | |
| Note – Ressenti général: | |
Note Globale : |
13,5/20 |
