L’Homme Bicentenaire

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Fiche : 

Résumé :

En ce début de XXIe siecle, la robotique a fait d’importants progrès. La famille Martin peut ainsi faire l’acquisition d’un robot domestique, le NDR-114, concu pour effectuer toutes les tâches ménagères. Les enfants réagissent chacun différemment à la présence d’un nouveau venu, surnommé Andrew. Grace, l’ainée, le considère comme une boite de conserve et lui ordonne de sauter du premier étage. Apres cet incident, Andrew fait preuve de créativité et developpe des sentiments. M. Martin décide de le traiter désormais comme un être humain à part entière.

Ma Critique :

Il est temps de s’intéresser sérieusement à la filmographie de Robin Williams ! Mort il y a bientôt deux ans, cet homme nous avait profondément touché par son caractère sincère et amical. Qui ne le connait pas en tant que Peter Pan ou encore Mme Doubtfire ? Moi je ne le connaissais pas dans le rôle d’Andrew, le robot ménager. L’Homme Bicentenaire en est le film. Réalisé par le célèbre Chris Columbus, auteur de grands films tels que les deux premiers opus de la saga Harry Potter, ce long-métrage mélange fantastique et comédie dramatique. Drôle de recette ? Oui effectivement. Cette œuvre cinématographique est très particulière. A quoi bon rester devant un film de ce genre où l’intrigue principale tourne autour d’un robot ménager ? C’est plutôt logique de penser cela, surtout que les films de ce genre ne sont pas à l’abandon. Des robots par-ci, puis par-là … Eh bien justement ! Le réalisateur nous propose un débat de grande qualité sur l’intelligence artificielle, plus particulièrement sur l’Androïde (un robot construit à l’image d’un être humain), à la fois très instructif mais aussi très émouvant. Le film développe ainsi un sujet difficile vraiment bien exploité et détaillé sur le côté psychologique et mécanique de ces genres de robot. Et puis d’autres sujets se superposent à ce dernier comme la remise en question de l’immortalité ou encore le dépassement de l’Homme par ses inventions ou encore. Le film déborde d’idées et c’est assez incroyable de voir que Chris Colombus a réussi stabiliser tout cela en seulement deux heures d’une manière très subtile. Puis ajouté à cela, les effets spéciaux sont d’une qualité incroyable, le rythme est régulier et casting qui a le mérite d’être excellent. Un film très équilibré sur tous les fronts, qui m’a réellement bluffé ! MediaShow vous expose son point de vue !

Une magnifique réflexion sur l’intelligence artificielle.

A quoi faut-il s’attendre pour l’Homme Bicentenaire ? Sans trop dévoiler l’histoire, le film raconte donc les deux-cent ans de vie d’Andrew, un Androïde ménager, défectueux aux yeux de son créateur. Pourquoi défectueux ? Car il se voit peu à peu doté de raison et d’émotions. Etrange pour un simple robot ménager… Et c’est à partir de ce point de départ que le film prend une réelle tournure. De son amour qu’il ressent pour la cadette de la famille et aussi de son désir de devenir un humain, Andrew va parcourir les générations de la famille où il a vécu sans vieillir et continuer sans relâche sa quête d’humanité. La puissance du film ne réside pas dans son pitch mais plutôt sur la réflexion de l’intelligence artificielle entreprise par Chris Columbus. La trame générale donc très intelligemment pensée, très subtile, et on se dirige vers un développement psychologique et mécanique de l’Androïde, une puissante manivelle pour soulever la question de la nature humaine. Le ton est juste à chaque instant, aussi dans la tonalité des dialogues que sur les rebondissements.

Accompagné à cela, de grandes questions comme le déterminisme, le dépassement de soi-même ou encore l’immortalité sont mises en avant et cela montre encore la richesse de ce film. On apprend énormément de choses et qui permettent de remettre en question notre point de vue sur ces différents sujets. Mais la chose vraiment incroyable c’est que le réalisateur a su calmer son enthousiasme et conserver un rythme régulier, sans trop de débordements. A défaut d’être fantasque, le scénario est donc très sage, glissant sur un fond de poésie et de magie. Cela suscite bien évidemment de nombreux sentiments chez le spectateur comme la compassion, l’émotion, la tristesse, en passant par les sourires, la rigolade et la colère. C’est assez rare qu’un film puisse transmettre autant d’états d’âmes, à entre être profondément marqué. On vit l’histoire dès son tout début, jusqu’à sa toute fin. Enfin, le personnage d’Andrew est très bien développé et malgré qu’il soit le personnage principal, les autres personnages ne sont pas délaissés, tout le monde a une place importante dans l’histoire. Encore un autre point fort de ce film. Enfin, la musique de James Horner colle parfaitement à l’ambiance du film. Respect, amitié, amour, liberté, curiosité, et créativité… de quoi nous en mettre plein la vue !

Un rendu visuel exceptionnelle.

Un rendu visuel exceptionnel ? Et bien … Oui ! Tout d’abord, il peut être choquant de voir le film de nos jours sur le plan visuel. On est souvent habitué à voir des effets spéciaux de grande ampleur avec des explosions partout, etc. Dans ce film, si le scénario est sage, les effets spéciaux le sont aussi. Sage ? C’est ici une grande qualité car ces derniers sont vraiment bien maîtrisés, incroyablement réussis et l’effet rétro que peut donner les décors est plaisant. Le plus remarquable sur ces effets concerne le maquillage sur Robin Williams, alias Andrew, plus vrai que nature. On part d’un simple robot ménager pour arriver à un prototype humain magnifiquement fabriqué avec les « membres » du corps de l’acteur. Et puis, les opérations que subira Andrew sont assez réalistes et bien pensés. Enfin, notre paragraphe en discutant de l’aspect rétro du film. En effet, les décors, bien que datés, sont tout de même plaisants à voir. On voit une vraie évolution de la technologie du monde humain durant les deux cents années d’existence d’Andrew, avec les voitures de nos jours jusqu’aux voitures volantes et des bâtiments futuristes, tout en gardant un aspect nostalgique et un rendu visuel un peu rustique. L’ensemble est donc joliment mis en scène, montrant que le film marque aussi des points sur ce domaine.

Un casting touchant et de grande expérience.

Si Chris Columbus nous impressionne par la qualité visuelle et scénaristique de son œuvre, le casting est aussi une agréable surprise. Tout d’abord, nous avons « la crème de la crème » : Robin Williams. Il est égal à lui-même, excellent et touchant. Ayant un rôle très compliqué au premier abord, il incarne au final parfaitement la raideur d’une machine sur le plan morale, et semble découvrir lui aussi, comme son personnage, les sensations d’un être humain. Il joue ainsi son personnage à fond et montre vraiment qu’il est excellent dans ce qu’il fait. Chapeau Mr Williams ! C’est ainsi l’un des meilleurs films de sa carrière ! Puis, à ses côtés, nous retrouvons Wendy Crewson, Kiersten Warren, Olivier Platt ou encore Embeth Davidtz. Que de bons acteurs qui jouent parfaitement leur rôle.

Enfin, je terminerai par une mention très spéciale sur Sam Neill. Cet acteur néo-zélandais est très juste dans son jeu d’acteurs et maîtrise bien son rôle en exposant intelligemment une forte humilité, ce qui est plutôt paradoxal étant donné qu’il s’achète un robot ménager. Ce n’est pas choquant ! Dans l’ensemble, le casting est un autre gros point fort de ce long-métrage, très mature et très complice.

Pour résumer … Plus qu’un simple film de science-fiction, Chris Columbus nous délivre une oeuvre puissante et émouvante, reposant sur une magnifique réflexion sur l’intelligence artificielle. D’autres thèmes tels que l’immortalité ou encore le déterminisme viennent s’ajouter au scénario et enrichissent vraiment le film. De nombreux sentiments chez le spectateur comme la compassion, l’émotion, la tristesse, en passant par les sourires, la rigolade et la colère se feront ressentir et c’est assez rare qu’un film puisse transmettre autant d’états d’âmes. Ajouté à cela, le rythme est bien conservé, le côté visuel est magnifique et le casting d’une grande qualité. Le film renferme une multitude de qualités pour un rendu incroyable, qui plaira aux plus grands comme aux plus petits !

Ma note : 18/20 (La perfection n’existe pas !)

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