The Nice Guys

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Fiche : 

Résumé :

Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette de la pornographie. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

Ma Critique :

Après une petite déviation par les studios Marvel avec la sortie de son film Iron Man 3 en avril 2013, histoire de remplir sa petite cagnotte financière, notre célèbre réalisateur Shane Black revient à ses sources : les « buddy-movies ». Spécialiste dans ce domaine, notamment avec l’Arme Fatale ou encore Kiss Kiss Bang Bang, il était donc indispensable d’aller voir son dernier long-métrage. Depuis 2005, le réalisateur a su donc se faire discret avec un seul film à son compte mais cette année, il revient avec The Nice Guys, présenté hors compétition au Festival de Cannes. Un rendez-vous qui est donc immanquable pour son tout nouveau « buddy-movie », 3ème film de sa collection personnelle, registre dont il est le maître incontestable. Pour rappel, ce genre cinématographique consiste à placer dans l’intrigue principale d’un film deux héros très différents. Ici, nous retrouvons la combinaison Russell Crowe & Ryan Gosling, un duo complice et vraiment dans le cœur de l’action et du comique. Et pas besoin de connaître le réalisateur en entrant dans la salle de cinéma, car on reconnait directement le style de Shane Black, avec un humour très décalé, une ambiance des années 70 et une excellente violence frontale. Puis, le scénario est simple mais très bien mené avec un rythme très régulier et comportant de nombreux rebondissements. L’ambiance du film est plus que convaincante avec une bande sonore « groove » et un décor très nostalgique. Enfin, le casting se voit vraiment comme la cerise sur le gâteau avec un duo à couper le souffle ! MediaShow vous expose son point de vue !

Une enquête policière qui ne manque pas d’humour.

Concrètement, quelle est histoire de ce long-métrage ? Nous retrouvons deux détectives privés tentant d’élucider le meurtre d’une star du porno dans la ville de Los Angeles durant les années 70. Plutôt simple comme enquête policière, n’est-ce pas ? Effectivement oui, mais le réalisateur a réussi à tourner le film de manière à le rendre unique. Plusieurs points à aborder pour cela. Tout d’abord, Shake nous présente un duo de personnages très atypique, avec humour et sincérité, de façon à les rendre rapidement plaisants à suivre. D’un côté, il y a un père de famille ou encore le pire arnaqueur détective de l’histoire. De l’autre, nous avons un gars assez costaud et près à tout pour se faire payer, pour des banales missions. Ce duo fonctionne du tonnerre, ils sont autant différents que complémentaires. Leurs réactions sont vraiment originales, parfois hilarantes et surtout très rafraîchissantes pour ce genre de films. Et le réalisateur prend plaisir à les prendre toujours en dérision. Accompagné de ce duo, Shake insère donc la fille de Holland March, alias Holly. Ce personnage est important car pour une fois, elle n’est pas l’appât d’un enlèvement pour amener à un ressort dramatique. Elle est ainsi vraiment importante à l’histoire, jouant la troisième « main » du duo de détectives.

Puis, l’intrigue est bien ficelée, avec un rythme très régulier, et on ne tombe jamais dans un profond ennui, ni dans une simplification agaçante. Le scénario est digne d’un modèle de fluidité, laissant place à des dialogues pétillants, des rebondissements surprenants et humoristiques, des scènes cultes ou encore un contenu assez riche sur la vision des Etats Unis d’Amérique durant les années 70. Quel contenu ? Par exemple, en abordant certains points sur une génération désabusée ou encore sur les débuts des mouvements écologiques. Ainsi, chaque scène du film a sa propre personnalité. Enfin, le ton change régulièrement, en passant par du loufoque, du dramatique ou encore du rire, tout en gardant une très bonne homogénéité durant l’ensemble du film. On pourra reprocher une fin beaucoup trop prévisible, ce qui reste assez dommage après toutes les qualités que peut avoir le film.

Enfin, Shake a réussi à justement dosé l’humour et l’aspect sombre du film. Alternant entre scènes de rires et d’action, le long-métrage réussit à captiver notre attention et à nous faire rire durant certains passages. On se retrouve un peu dans un esprit de « sale gosses », où tout est permis pour réussir, dans la limite du raisonnable. Enfin, des répliques ou encore des scènes resteront cultes, avec des gags visuels mémorables comme l’exemple de la guêpe dans la voiture.

Une ambiance très nostalgique.

L’ambiance est vraiment plaisante et digne des années 70. Avec une magnifique réalisation et une photographie bien maîtrisée, le réalisateur réussit à modeler une superbe reconstitution d’époque, très minutieuse et plus que convaincante. L’idée d’incorporer des bouts de scènes avec des images de l’époque, très utilisée de nos jours, est intéressante et renforce vraiment cette ambiance nostalgique. Ambiance 70’s ? Oui ! C’est très agréable, donne du « groove » et surtout l’envie de s’ambiancer durant le film. Ceci est aidé par une bonne sélection musicale avec des musiques marquantes des années 70, mais aussi par des costumes très funky et par des décors très « américains ». Enfin, on voit une belle maîtrise du tournage avec des mouvements de caméras fluides et larges, et une manière de gérer les transitions très aérienne. Ainsi, on voit vraiment que le réalisateur sait mettre l’aspect visuel de son long-métrage au service de son histoire.

La cerise sur le gâteau !

Quelle cerise ? Le casting ! The Nice Guys bénéficie donc d’un excellent casting. Tout d’abord, on voit une vraie alchimie dans ce duo d’acteurs, Russel Crowe et Ryan Gosling. La complicité entre eux est flagrante et les deux acteurs prennent un grand plaisir à jouer leur rôle. Ryan Gosling vole la vedette à Russel Crowe, toujours aussi séduisant et excellent dans ce qu’il fait. Il est toujours aussi polyvalent, juste et c’est un vrai régal de le retrouver dans ce genre de rôle. Mention spéciale à son regard toujours aussi vide, symbole de l’absurdité de ce film. On en vient donc à Russel Crowe, un acteur toujours aussi charismatique, brute mais d’un grand cœur dans le rôle de Jackson Healy.

La grande surprise de ce casting est Angourie Rice, incarnant la fille de Holland. Pourquoi ? Puisqu’elle est tout simplement naturelle et remplit pleinement son rôle de troisième détective de la bande. Elle réussit à rendre son personnage important pour le film et s’impose dignement. En revanche, une légère déception concernera deux acteurs, Kim Basinger et Matt Bomer. Trop mise à l’écart, leurs personnages, pourtant très important pour le film, ont raté leur rendez-vous. C’est bien dommage car on ne voit pas les réels talents de ce duo maléfique. Pour le reste, on retrouvera les séduisantes Margaret Qualley et Yaya DaCosta ou encore le petit Ty Simpkins, qui eux aussi ont réalisé une bonne prestation. Un casting qui est donc plus qu’honorable !

Pour résumer… The Nice Guys reste donc un très bon divertissement dans le genre « buddy-movie », le meilleur de Shake. A la fois réfléchi et humoristique, le film réussit à captiver notre attention dans cette enquête policière complètement déjantée. Bien que l’histoire soit simpliste, son réalisateur réussit à rendre le film unique grâce à un excellent duo de personnages, à son ambiance 70’s mais surtout grâce à son casting pétillant. Enfin, Shane Black arrive à créer un véritable propos sur l’Amérique de l’époque, en alliant à merveille humour et noirceur. Le film est donc complet, malgré quelques petits défauts sans réelle importance.

Ma note : 15/20

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