Le BGG – Le Bon Gros Géant

bgg

Fiche : 

Résumé :

Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, va faire sa rencontre, qu’elle ne sera pas près d’oublier…

Ma Critique :

Steven Spielberg, grand réalisateur du cinéma. Ses nombreux films cultes lui ont permis d’acquérir une grande notoriété, notamment « E.T », « La liste de Schlinder », « Jurassic Park » ou encore « Indiana Jones ». Des films en tout genre, de la science-fiction au fantastique, en passant par l’animation et l’horreur, où l’art de la subjectivité lui était presque familier. Cette année, il décide d’adapter le roman de Roald Dahl, le « BFG ». Adapté en un téléfilm d’animation dans les années 80, Spielberg le revisite autour d’un conte poétique, visuel et émouvant. « Allô ? J’ai entendu dire que les Studios Disney avaient pris part à la réalisation ». Effectivement, c’est la première fois que Spielberg s’associe avec la grosse boîte d’animation. Bonne nouvelle ? Eh bien oui ! Oscillant entre magie, émotion et aventure, ce long-métrage scintillera votre esprit d’enfance au cœur d‘un magnifique voyage au côté du Bon Gros Géant. Effets spéciaux colorés, technique cinématographique maîtrisée, Spielberg réussit cette belle adaptation pour redonner vie à notre âme d’enfance, tout en se permettant quelques libertés.  

MediaShow vous expose son point de vue !

Bienvenue au pays des Géants !

La rencontre entre l’univers imaginatif de Roald Dahl et l’esprit créatif de Spielberg donne un résultat extraordinaire. Le réalisateur donne vie à l’imagination de Dahl, où rêve et cauchemar danseront ensemble au pays des Rêves. L’histoire évolue entre Londres et le Pays des Géants au cœur d’un univers imaginaire et enfantin. La première partie, caractérisée par la présentation du contexte et des personnages, pourra cependant manifester une certaine longueur, envisageant une certaine crainte pour la suite. Mais, comme tout bon conte, il est indispensable de contextualiser chaque élément de ce gigantesque univers. Une fois arrivé au pays des Géants, le film s’enchaîne agréablement, avec un rythme très équilibré. Le « BGG » est une aventure dans laquelle Sophie, une petite fille orpheline, solitaire et insomniaque fait la rencontre d’un géant timide et différent des gens de son espèce. Une amitié sincère et émouvante qui laissera notre âme d’enfance revivre durant cette aventure.

L’histoire de Roald Dahl est un roman complexe à mettre en scène, surtout en ce qui concerne la morale de l’histoire. Tolérance, prise en main de son destin, amitié, tels sont les nombreux thèmes qui sont abordés au cœur de ce conte. Spielberg parvient à faire passer ce message avec douceur, tendresse et magie. Le réalisateur ne manque pas l’occasion d’y rajouter quelques libertés sur le récit, afin de donner au film un style qui lui est propre (l’atelier du BGG derrière une cascade par exemple). D’autre part, autre point important du film à aborder concerne l’humour. Tout est question de dialogues. En effet, les spectateurs (tout comme moi) prendront plaisir à écouter le langage dyslexique du BGG. Cet humour simpliste se retrouve également durant certaines scènes du film. Amateur de « frétibulle », soyez au rendez-vous ! Enfin, au début, j’ai évoqué « enfantin ». Oui car ce film est très spécial quant à son contenu et son script. Il faut donc oublier son côté adulte, pour laisser son enfance renaître. Simplicité, créativité, imagination, magie et émotion !! Bienvenue au pays des Géants !

Une beauté visuelle et artistique.

Adaptation du roman Roald Dahl, le « BGG » marquera les esprits de notre génération grâce au travail fourni sur l’aspect visuel du film. Spielberg laisse toujours sa créativité faire les choses et le rendu est tout simplement grandiose. Ne faisant jamais dans la surenchère d’effets spéciaux, il s’appuie tout de même sur la « Motion Capture » pour donner vie aux géants. Mais cette technique est tellement bien maîtrisée que les géants paraissent plus vrais que nature. D’autre part, l’univers des Rêves et la maison du BGG permettront aux rêves et aux cauchemars de cohabiter dans une magique sphère de couleurs. Car oui la magie prend une place importante dans ce film, laissant la joie et l’émotion nous envahir. Puis, les décors sont très artistiques et propres à l’époque. Le réalisateur joue beaucoup sur l’oscillation du sombre et de la lumière pour rendre le film plus vivant et plus réaliste. Enfin, on appréciera aussi la manière dont le film a été tourné. Spielberg donne de l’importance aux effets de caméra afin de rendre sa narration plus fluide. Aussi bien sur le plan scénaristique que visuel, le « BGG » devient un gros coup de cœur de cette année.

Dany Boon, un acteur bourré de talents.

Avant de discuter autour des acteurs et plus particulièrement de Dany Boon, il faut savoir que le projet du BGG avait été mis en place dans les années 90, et c’était Robin Williams qui devait prendre le premier rôle. L’acteur, étant mort l’an dernier, c’est donc un magnifique hommage que fera Spielberg en reprenant ce projet, laissé à l’abandon faute de moyen technique. Le rôle du BGG est donc confié à l’acteur Mark Rylance pour la « motion capture », homme ayant travaillé avec le réalisateur sur « Le Pont des Espions ». Dans les pays francophones, c’est Dany Boon qui prend le doublage. Au début du film, il parait assez étrange de laisser cet acteur prendre la voix du BGG, mais au final, plus le temps avance, plus on partage une grande affection pour lui et on retrouve l’innocence dans sa voix, typique du personnage.

Dany arrive merveilleusement bien son doublage, très difficile d’ailleurs en raison du langage du BGG. Cela nous montre que ce comédien a de vrais talents en tant que doubleur, tout comme Franck Dubosc pour Marin, dans « le Monde de Nemo ». Pour le reste du casting, nous retrouverons la jeune Ruby Barnhill dans le rôle de Sophie ou encore Penelope Wilton dans le rôle de la reine d’Angleterre. Le casting n’est qu’un petit détail de ce long-métrage, mais cette jeune actrice a vraiment du talent !

Pour résumer… Cette adaptation de Steven Spielberg est vraiment merveilleuse. Malgré un côté enfantin, le conte restera très poétique et visuellement magnifique. Le réalisateur distille toute sa maîtrise technique et toute sa créativité pour rendre vivante l’œuvre de Roald Dahl. Évitant toute surenchère d’effets spéciaux, le film reposera sur un univers très coloré, joyeux et rempli d’émotions. Un excellent long-métrage à découvrir en famille ou entre amis, où la magie fera danser les rêves et les cauchemars. Un gros coup de coeur !

Ma note : 18/20

 

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