Blood Father

blood

Fiche : 

Résumé :

John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille…

Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

Ma Critique :

2004. Mel Gibson réalisa la « Passion du Christ ». Fresque controversée, ce film avait fait chuter l’acteur/réalisateur du statut de « star » à la « bête noir » des studios Hollywoodiens. Pourquoi donc ? Simplement par le fait que les critiques lui reprochaient une violence extrême ainsi qu’une haine envers les Juifs. « Blood Father » signe ainsi son grand retour ! Réalisé par Jean-François Richet, le cinéaste français ne cesse de changer de registre : biopic avec « Mesrine », comédie avec « Un moment d’égarement » et maintenant thriller avec « Blood Father », un road-movie assez classique sur son scénario, comportant quelques longueurs, mais qui reste tout de même divertissant. Les scènes d’action se font assez rares, ce qui laisse place à de nombreux dialogues abrupts et parfois humoristiques. Les magnifiques décors apocalyptiques, le désert américain, renforceront l’ambiance et le suspens du film. Enfin, Mel Gibson se fait accompagner d’Erin Moriarty, pour former un duo très complice. Un film de « série B » correct. Passons à présent à la critique… avec MediaShow !

« Ca c’est mauvais pour ma libération conditionnelle. »

Le saviez-vous ? « Blood Father » est une adaptation du roman de Peter Craig. Séduit par l’histoire et son contenu, Jean-François Richet décide, en opposition au livre, d’en faire un long-métrage centré d’avantage sur le père, John Link. Il réintroduit donc des thèmes assez sensibles, présents dans le livre, tels que la voyoucratie et la drogue au sein de l’Amérique prolétaire. Mais concrètement de quoi parle le film ? Nous retrouvons John Link, ex-taulard, vivant en recul dans sa caravane. Il essaie de laisser tomber toutes ses mauvaises habitudes… jusqu’au jour où sa fille, Lydia, l’appelle en urgence… Elle est poursuivie par un cartel mexicain, prêts à tout pour la tuer… La course poursuite commence… L’intrigue n’est pas tellement originale mais le film bénéficie d’une bonne réalisation dans son ensemble, ce qui le rend divertissant. Il y a du suspens et l’atmosphère tendue permet de captiver notre attention.

D’autre part, malgré une fin hautement prévisible (et d’ailleurs très décevante), le scénario reste correct, bien ficelé, avec de nombreux dialogues bien construits, humoristiques et abrupts, et possède également une très bonne mise en scène. Mais… bien que l’on soit concentré sur cette chasse à l’Homme, quelques défauts sont tout de même assez contraignants. En effet, malgré que le film ne dure qu’une heure et demi, il peut paraître plus long qu’il en a l’air, dû à un manque d’actions (quelques scènes de violences brèves et sèches) et à la présence de quelques longueurs. Cela casse donc par moment le rythme du film. Un genre de « Taken » sans action quoi… ! Hormis cela, « Blood Father » reste un bon thriller divertissant, avec un duo de choc et un cadre visuel épatant.

« Fuir c’est ce que je fais de mieux. »

Si le long-métrage contient quelques défauts, les personnages et leur relation sont tout même bien travaillés. En effet, les deux personnages principaux sont bons et partagent une belle complicité. Bien qu’ils soient un peu stéréotypés, le duo est très charismatique et donne un vrai point positif au film. D’ailleurs, la relation père / fille est touchante et bouleversante au cours de quelques scènes. En revanche, le méchant n’est pas du tout convaincant et peu angoissant. Avec sa tête de « chien battu », il casse un peu la crédibilité du cartel mexicain.

Mais le point le plus abouti du film est son atmosphère ! Bien qu’ordinaire, le cadre visuel contribue à cette bonne mise en scène. Le désert d’Amérique Latine, sec et poussiéreux, jonché de bikers, de dealers, semble être le cadre idéal pour tourner ce genre de thriller. Le film a d’ailleurs été tourné autour de la ville d’Albuquerque au Nouveau Mexique. Enfin, la bande sonore est bien choisie et prend part à l’ambiance du long-métrage.

Le grand retour de Mel Gibson !

Effectivement, l’acteur est vraiment de retour sous les projecteurs hollywoodiens, mis de côté depuis 2004. Il incarne un ancien taulard, prêt à tout pour enterrer son passé mais aussi à protéger sa fille, poursuivi par un cartel mexicain. Encore un personnage assez « badass » et très franc… Mais ce genre de rôle lui correspond à merveille ! C’est d’ailleurs devenu un adepte, dont ses derniers rôles prouveront la chose. Une très bonne prestation et un excellent jeu d’acteur de sa part, avec une part de charme, un charisme incroyable, un regard perçant et un humour dévastateur. A ses côtés, nous retrouvons la séduisante Erin Moriarty. Un futur talent ? C’est à méditer… Quoiqu’il en soit, les deux acteurs forment un magnifique duo, étonnant et efficace. En revanche… c’est une grosse déception pour Diego Luna… Peu imposant physiquement, il incarne vraiment mal le rôle du méchant… Un choix qui aurait pu être approfondi… Sinon, le reste du casting reste très correct, avec Michael Parks, William H. Macy ou encore Thomas Mann.

Pour résumer…  Le long-métrage signe le grand retour de Mel Gibson, dans un genre de films qu’il connait très bien. Adaptation du roman de Peter Craig, « Blood Father » bénéfie d’une bonne réalisation dans son ensemble, avec une atmosphère particulière et une mise en scène épatante. En revanche, on reprochera au film un manque cruel d’actions et de rebondissements. Enfin, le duo Gibson et Moriarty est vraiment bon et très complice, au contraire du méchant, Diego Luna, qui a perdu son charisme en chemin… « Blood Father » n’est donc pas révolutionnaire, mais reste très divertissant. Un genre de « Taken » sans action en gros !

Ma note : 13/20

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