Ben-Hur

benhur

Fiche : 

Résumé :

Ben-Hur retrace l’histoire épique de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Déchu de son titre, séparé de sa famille et de la femme qu’il aime, Judah est réduit à l’esclavage. Après des années en mer, Judah revient sur sa terre natale dans le but de se venger. Il va y rencontrer son destin.

Ma Critique :

La filmographie de Timur Bekmambetov n’est pas la plus réjouissante… Peut-être que faire un remake (et un de plus cette année… le 6ème déjà sur cet oeuvre) sur le chef d’œuvre de William Wyler (1959) semblait donc assez risqué pour refaire surface. Mais, en sortant de la salle, on se demande vraiment pourquoi les studios Paramount ont validé un scénario aussi bancal et incomplet. A notre époque où l’argent et les remakes riment ensemble comme seule source de motivation, « Ben-Hur » nous emmène au plus profond de l’ennui et de la banalité. En effet, il souffre d’une grande vacuité sur la relation des personnes, avare de grandes scènes d’action, mais surtout chargé de dialogues fastidieux. De plus, les costumes sont légèrement anachroniques. Enfin, les incursions religieuses semblent hors-propos et d’un ridicule absolu. Seul point positif du film : la course de chars ! Vous avez dit Ben-Hur ou « Burne »-Hur ?

Un manque de passion évident.

L’introduction de la critique laisse un mauvais pressentiment sur mon avis global de ce film. Ce remake n’est pas si catastrophique car il nous offre une belle course de chars juste avant le dénouement. Mais… mis à part cela (et c’est le seul point positif de ce film), ce dernier souffre d’un vrai manque de passion sur sa réalisation. Peu surprenant et assez pâle, le scénario est vraiment trop simpliste par rapport à l’œuvre d’origine. Encore un « blockbuster » estivale qui se loupe totalement, très bancal et parfois pénible. On ne retrouve pas une ampleur légendaire et épique, propre à l’histoire mais aussi au genre péplum. Mais avant d’entamer la suite de la critique, de quoi parle le film ? Durant le début du règne de Jules César, le long-métrage retrace l’histoire de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Et en visionnant la bande annonce, le film aurait pu nous offrir un véritable spectacle. Mais malheureusement, encore de faux-espoirs…

Avare de grandes scènes d’action, le film se charge de nombreux dialogues fadasses, créant ainsi de nombreuses situations stéréotypées. De nombreuses longueurs surviennent et l’ennui se fait vite ressentir… Le scénario n’est qu’en réalité plusieurs morceaux de puzzles éparpillés, qui tente de nous impressionner. Mais surtout, l’aspect mythique des péplums s’est échoué sur la plage… Et c’est franchement décevant ! D’autre part, la relation entre les personnages est complètement bâclée. Focalisons-nous sur celle entre Judah et Messala. Les personnages sont d’un vide interplanétaire et ne suscitent aucun intérêt. Bien que la réalisation tente de jouer sur nos émotions au travers de scènes parfois choquantes, aucune réelle complicité n’est apparente. Enfin, et c’est le plus choquant selon moi, il y a un réel souci sur l’aspect religieux du film.

On ne touche pas à la religion !

Bon on peut limite faire abstraction sur ces premiers points négatifs. Mais comment peut-on s’amuser avec la religion ? Timur Bekmambetov l’a fait ! On peut comprendre qu’aujourd’hui nous vivons dans un monde occidental peu pratiquant, mais c’était franchement culotté de « rénover » la Bible, « made in » Hollywood. Car oui Judah est limite le meilleur ami de Jésus dans le film. Incroyable mais vrai ! De plus, voir les scènes où intervient Jésus est totalement hors propos, voire même très ridicules vu que ce personnage n’apparait uniquement pour combler un manque sur le dénouement final. Le pauvre tente, tant bien que mal, de diffuser un message de paix mais ce dernier se fait engloutir par le contenu ridicule du long-métrage. Enfin, l’épilogue essaie de véhiculer une morale religieuse et nous offre une « happy-end » désolante mais hilarante. « Ne regarde pas en arrière, l’avenir est devant toi » et hop le générique sur un fond pop, par Andra Day… Bref de quoi nous faire bien rigoler avant de quitter la salle ! La religion n’est donc qu’un prétexte pour palier au gros manque du film quant à son contenu.

Où est passé le budget ?

Et si nous continuons un peu sur notre lancée de points négatifs ? Précédemment, il était évoqué que le film manquait cruellement d’actions. Pourtant, la bande annonce en offre totalement le contraire. Et bien mise à part la scène de combat des galères et la fameuse course de chars (assez impressionnante d’ailleurs), le reste du film ressemble à du bourrage d’idées. D’ailleurs, le peu de scènes d’action souffrent d’un manque de visibilité et de clarté. Les mouvements de caméras sont parfois trop brusques, comme pour la bataille navale qui aurait pu être poussé sur une vision supplémentaire, autre que sur les esclaves. La course de chars reste vraiment le seul point positif de ce film, très impressionnante et offrant du beau spectacle.

Les effets spéciaux et les décors sont corrects. Enfin, à plusieurs reprises, la production nous offre quelques coiffures et costumes archaïques. « Celio » n’existait pas à l’époque pourtant ? Et bien apparemment Judah a eu le temps de passer s’acheter un petit jean et de belles petites chaussures. Et puis, la perruque rasta de Morgan Freeman est assez étonnante mais bon… il y a du contenu humoristique (involontaire j’espère…) on ne va pas se plaindre tout de même !

Plouf Plouf… ça sera toi qui incarneras Ben-Hur !

Terminons sur un casting assez moyen. Peu connus, les interprètes de Ben-Hur (Judah) et de Messala n’ont pas vraiment de charisme ainsi qu’une prestance insuffisante pour des rôles mythiques. En effet, Jack Huston (aperçu dans « American Bluff ») et Toby Kebbel (dans « Warcraft : le Commencement ») sur-jouent leur rôle… Rodrigo Santoro, dans le rôle de Jésus, est quasi-transparent et incarne le personnage inutile de l’histoire. Pas de chance pour lui ! Puis, après une véritable chaise musicale, c’est finalement (après cinq choix) Nazanin Boniadi qui prend le rôle d’Esther, la femme de Judah. Et on retrouve encore ce manque de prestance. Cependant, c’est bien Morgan Freeman qui rattrapera ce casting bancal, malgré sa coupe atypique pour l’époque. D’une grande expérience cinématographique, il réussit une nouvelle fois sa prestation, avec un bon jeu d’acteur et grand habitué de la voix-off.

Pour résumer… Nouvelle adaptation du chef d’œuvre de William Wyler (1959), « Ben-Hur » de Timur Bekmambetov demeure encore un « remake » vraiment insuffisant. Avec un scénario aussi bancal et incomplet, ce long-métrage souffre d’une grande vacuité sur la relation des personnes, avare de grandes scènes d’action, mais surtout chargé de dialogues fastidieux. « Celio » existait sûrement à l’époque en tout cas ! De plus, l’évocation de la religion semble hors-propos et parfois inutile. Enfin, mis à part Morgan Freeman, le casting reste vraiment moyen ! A voir pour la magnifique course de chars … et c’est tout !

Ma note : 9/20

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