Le Projet Blair Witch

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Fiche : 

Résumé :

En octobre 1994, trois jeunes cineastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnee dans la foret de Black Hill au cours d’un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouve le film de leur enquete. Le Projet Blair Witch suit l’itineraire eprouvant des trois cineastes a travers la foret de Black Hills et rend compte des evenements terrifiants qui s’y sont deroules. A ce jour, les trois cineastes sont toujours portes disparus.

Ma Critique :

Deux réalisateurs, trois protagonistes et un budget de 35 000 dollars. « Le projet Blair Witch » naquit en 1999, basé sur une histoire vraie. Cette réalisation est l’une des premières à avoir démocratisé le « Found Footage », style pseudo-documentaire utilisant le procédé de caméra subjective (amateur). Allez une petite définition rien que pour vous… Souvent apparenté à l’horreur, ce genre de films consiste donc à présenter un long-métrage comme étant un enregistrement vidéo authentique, avec des prises sur le vif, ainsi qu’une qualité visuelle et sonore dégradée. Bref… Par la suite, cette réalisation a donc lancé la mode de la caméra amateur avec « Rec » ou encore la belle daube de « Paranormal Activity ». Et malgré le petit budget et des techniques horrifiques bien connues, « Le projet Blair Witch » a su marqué les esprits à l’époque en nous offrant un style authentique, proche du fantastique au cœur d’une forêt vraiment étrange. Le casting, bien que peu connu, reste remarquable. Enfin, il est vrai que le rythme du film est un peu lent mais il permet d’instaurer une ambiance oppressante et anxiogène. Visuellement granuleux avec une bande sonore pesante, plongez au cœur d’un reportage mystérieux.

Peu de budget… mais un projet étonnant.

Autant vous prévenir tout de suite que je ne vends pas ce long-métrage comme le meilleur film d’horreur. Cependant, pour un si petit budget, il reste néanmoins un projet vraiment étonnant avec une belle maîtrise du « Found Footage ». L’histoire retrace, au travers d’un reportage amateur retrouvé quelques mois plus tard après leur disparition, l’histoire de trois jeunes cinéastes au cœur d’une escapade dans la forêt de Black Hills à la recherche de la légende de la sorcière de Blair. Vous allez me dire « encore une histoire vraiment banale… ». Je ne vous donnerez pas tort car… Vous avez tout à fait raison ! Surtout quand on voit que la majorité des scènes tournées se concentrent sur des « babioles ». De plus, avant d’entamer les points positifs, il faut aussi tout de même évoquer la lenteur du film, dû au manque de rebondissements. Avec un peu plus d’une heure de visionnage, il en paraîtrait parfois le double. Ça commence assez mal… Mais d’un côté, ce défaut a tout de même ses atouts car il contribue fortement à la mise en place d’une ambiance pesante et angoissante.

En effet, délicieusement anxiogène, l’atmosphère reste le gros atout du long-métrage, s’appuyant sur plusieurs points. Tout d’abord, on remarquera un énorme travail de scénarisation. Les réalisateurs jouent sur la dégradation psychologique des personnages pour stimuler notre peur. Des tensions se créent au sein du groupe, ainsi qu’une disparition, semant une véritable panique. Ils y rajoutent des bruits incitants, des signes de présence hostile sans même dévoiler de ce qu’il s’agit. Enfin, le fait de créer une certaine lenteur au film pigmente aussi cette peur si spéciale, si angoissante. Ainsi, l’histoire peut paraître banale mais le gros travail scénaristique permet vraiment de combler les défauts. C’est une bonne expérience horrifique (à vivre dans le noir), à la limite du fantastique, malgré un dénouement très brutal et mystérieux qui me laisse sans voix… Que s’est-il vraiment passé… ? Passons à la mise en scène !

Un cadre oppressant et anxiogène.

Il n’y a pas que le scénario qui participe à cette ambiance si particulière… Venons-en à la mise en scène et son cadre. Plus on avance dans le film, plus l’angle de vue de la caméra diminue… On y rajoute ainsi quelques bruits et la peur se fait ressentir plus facilement car on ne peut pas savoir d’où ils proviennent. En effet, les évènements surnaturels n’interviennent jamais dans le bon angle. Le point de vue subjectif devient donc une « prison », aussi bien pour les protagonistes que pour les spectateurs, limitant considérablement notre champ de vision. De plus, en utilisant deux caméras de l’époque, l’image est assez granuleuse, ce qui contribue également à la dégradation de notre vision au cours du reportage. Pour rajouter un peu de réalisme au film, les metteurs en scène n’hésiteront pas à incorporer des interviews de témoins afin de rendre crédible cette légende sur la sorcière. Ainsi, la caméra amateur est bien maitrisée et donne cette authenticité au film.

Bref… Tout est là pour nous baigner dans notre peur. On y rajoute des lieux typiques des films d’horreur, à savoir une charmante forêt (pas tant que ça…), un cimetière, une maison abandonnée, des objets vaudous (oh oui pleins de petits tas de cailloux et des bâtons de bois) et le tour est joué ! Bon c’est aussi un point qui me dérange car effectivement la majorité des scènes se concentrent sur des « babioles » horrifiques sans grand intérêt. M’enfin… un film sans défauts n’existe pas ! Pour terminer, la bande sonore permet d’alourdir l’atmosphère du long-métrage. Pourquoi ? Car il n’y a aucune musique ! Juste des bruits, un silence effrayant et le bruit du vent. Ainsi, le spectateur est vraiment focalisé sur chaque détail sonore, ce qui permet d’augmenter l’angoissante déjà bien présente.

Un casting jeune et remarquable.

Il n’y a pas que les réalisateurs qui jouent dans la cour des petits. En effet, le casting est assez jeune pour l’époque et aucun des protagonistes n’a une grande expérience dans le monde du cinéma. Mais quand on leur annonce qu’ils seront lâchés pendant huit jours en pleine forêt avec eux « grosso-modo » deux caméras, une tente et un système de navigation GPS (oui car ils ne sont pas non plus cinglés de leur laisser qu’une simple carte et une boussole), c’est là qu’on peut voir un certain courage de leur part, pour ce genre de conditions de tournages atypiques. Nous retrouvons donc Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, qui ont gardé leur véritable nom pour leurs personnages. Leur interprétation est vraiment convaincante, puisqu’ils nous transmettent brillamment leur malaise, leur peur et la folie qui va les confronter. Ce sont donc des rôles assez difficiles à effectuer mais le rendu est remarquable !

Pour résumer… « Le projet Blair Witch » aura laissé son empreinte pour le cinéma d’horreur ayant recours à la technique du « Found Footage ». Malgré une histoire banale et un rythme assez lent, le long-métrage jouera sur notre psychologie avec une ambiance pesante et angoissante grâce à un véritable travail sur la peur du bruit et de l’obscurité. Sa mise en scène pseudo-documentaire participe également à la mise en place de cette atmosphère si particulière. Avec un casting jeune mais remarquable, le film reste donc une bonne expérience horrifique à vivre dans le noir, accompagné une bonne enceinte (à la limite du fantastique). Qu’en est-il du nouvel opus de cette année ? Rendez-vous sur MediaShow pour une nouvelle critique !

Ma note : 13/20

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