Power Rangers

Fiche :  

Résumé : 

Quand leur ville est attaquée par des aliens, 5 lycéens ordinaires vont se transformer en super-héros. Ils vont devenir les Power Rangers et vont rapidement découvrir qu’ils sont seuls à pouvoir protéger la Terre.

Ma Critique : 

Les « Super Sentai », la série télévisée japonaise, est à l’origine de la franchise américaine « Power Rangers ». En effet, c’est en 1984 que le producteur israélo-américain Haim Saban découvrit cette série et réussit à obtenir les droits internationaux. Les premiers épisodes débarquent en 1993 et s’impose comme le programme télévisé le plus populaire chez les enfants. Un véritable phénomène culturel, où les produits dérivés feront également un grand succès. Par la suite, on comptera deux longs-métrages dédiés aux super-héros : « Power Rangers, le film » en 1995, « Power Ranger Turbo » en 1997.

Cette année, Haim Saban est de retour et endosse le poste de producteur sur le film de Dean Israelite, à qui l’on doit également « Le Projet Almanac », pour un reboot de la franchise « Power Rangers ». Prêt à revivre un peu de nostalgie ? « Go Go Power Rangers ! » 

Un reboot maîtrisé et intriguant !

Le bilan : cette version 2017 est une agréable surprise. Le film présente quelques défauts notables comme tout gros blockbuster américain mais il demeure très intéressant sur sa construction scénaristique et sa fidélité à l’univers de la franchise. Une petite piqûre de rappel sur l’histoire : Cinq adolescents, qui ne se connaissent pas, se retrouvent réunis un soir dans une mine, où ils y trouveront des artefacts Alien qui vont leur offrir des super-pouvoirs. Ils vont alors devoir combattre le mal qui menace notre Terre. Contrairement aux précédents long-métrages, la réalisation de Dean Israelite offre une « Origin story » intéressante sur les Power Rangers qui se découpe en deux parties : la présentation des personnages avec la découverte de leur super-pouvoirs, puis dans un second temps, la lutte contre le mal avec l’arrivée de Rita Repulsa. Grâce à cette nouvelle formule, le reboot réussit à nous tenir en haleine avec une intrigue plus sophistiquée et des enjeux plus réalistes.

En effet, l’histoire est bien meilleure car le réalisateur insiste bien sur l’origine des Power Rangers, notamment avec une scène d’introduction fort intrigante, mais également sur leur ascension. L’apprentissage de leurs pouvoirs (dont le contrôle des Zords) ne jouent pas sur des facilités scénaristiques et le réalisateur prend vraiment le temps de poser correctement les bases. Puis, la seconde partie du film est franchement excellente, explosive et très nostalgique. D’autre part, la majorité des personnages sont bien introduits et plus attachants. Ils gagnent en caractère et en authenticité afin d’éliminer les clichés de la série américaine. Néanmoins, on retrouvera tout de même quelques stéréotypes vraiment gênants sur quelques personnages. Enfin, la méchante réussit à être enfin crédible et perfide, accompagnée de Goldar ! Le développement des personnages trouve ainsi un juste équilibre. Mis à part cela, l’humour n’est pas vilain mais le film manque peut-être en scènes d’action, ce qui lui offre un rythme assez inégal. On ne recherche bien évidemment pas de la profondeur dans « Power Rangers » mais avant tout du divertissement !

« Go Go Power Rangers ! »

Le réalisateur recherche également un peu d’originalité pour son long-métrage. En effet, la direction artistique offre de beaux plans de réalisation, un jeu de couleurs intéressant qui s’oppose parfaitement à la noirceur du film, et des angles de vues assez intelligents. Les effets spéciaux et les costumes se sont modernisés au profit d’un ultime combat dantesque et explosif. Bref… on sent véritablement un vent de fraîcheur pour la franchise américaine ! Mais, afin de satisfaire les plus grands fans de la série, de nombreux clins d’œil sont insérés au sein de l’histoire. En effet, les codes de la franchise sont bien respectés avec un univers vraiment fidèle. On pense notamment aux costumes, à la bande originale (quel moment jouissif d’entendre la musique), les Zords et le MégaZord ou encore et l’utilisation d’effets spéciaux un peu rétro lors du combat final. Bref… les Power Rangers ont été remis au goût du jour, tout en gardant une base scénaristique et visuelle solide. Il faudra s’armer de patience pour attendre le second opus qui s’annonce très prometteur. Si tu n’es pas fan de la franchise, je peux comprendre ta frustration face à ce film qui pourrait te sembler aberrant.

Un casting qui manque encore de maturité.

Parlons de choses qui fâchent… Un casting effroyable dans son ensemble. Malgré un développement correct des personnages, les acteurs sont à la ramasse. Cela manque cruellement d’expérience et de maturité, offrant un jeu d’acteurs à la limite de ridicule. Naomi Scott et Becky G tentent de jouer des personnages badass et rebelles, mais le résultat manque de crédibilité. Ludi Lin doit définitivement changer d’horizon ! Il surjoue le rôle du Ranger Noir et c’est à la limite du comique de le voir dans l’action avec ses bruitages vraiment mauvais… Dacre Montgomery, mannequin de profession, endosse le rôle du chef Power Rangers Rouge. Un véritable manque de charisme dans son jeu, qui ne fait pas le poids face à Austin St John ! Enfin, RJ Cyler reste l’acteur qui arrive à sortir du lot avec une prestation honorable dans le rôle du Power Rangers Bleu.

Face à eux, Elisabeth Banks sauve la mise et donne au personnage de Rita une nouvelle personnalité convaincante. Elle prend un malin plaisir à jouer son rôle avec une excellente interprétation, doté d’un fort charisme. De la volonté ! Au final, un casting qui ne tient qu’à un fil grâce à la méchante !

Pour résumer… Dean Israelite signe le grand retour des Power Rangers sur le grand écran ! Une « Origin Story » qui demeure très fidèle à l’univers de la franchise, tout en y laissant sa pâte d’originalité sur la direction artistique. Bien que certains stéréotypes soient présents, le scénario reste fort divertissant. Gros point noir du film : son casting, qui manque cruellement de maturité et de charisme. Heureusement de Elisabeth Banks sauve la mise !

N’hésite pas à partager ton avis dans les commentaires ! 

Note pour le scénario : 3etoiles12
Note pour la direction artistique : 4etoiles
Note pour le casting : 2etoiles12

Note Globale :

14/20

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