Les Proies

les proies

Fiche : 

Résumé :

En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

Ma Critique :

Présenté au Festival de Cannes 2017 et ayant reçu le prix de la Mise en Scène, « Les Proies » est le septième long-métrage de Sofia Coppola, après l’excellent « Lost in Translation » ou encore celui que je n’ai pas vu « Virgin Suicides ». Sa nouvelle réalisation est l’adaptation du roman de Thomas P. Cullinan. Par ailleurs, le metteur en scène Don Siegel avait déjà transposé cet œuvre à l’écran en 1971 avec le célèbre Clint Eastwood dans la peau Caporal McBurney.

Si Sofia Coppola s’est intéressée au 18ème, 20ème et 21ème au cours de ces films, elle se penche à présent sur le 19ème siècle avec la Guerre de Sécession. Avec une bande-annonce très attrayante, quel est le résultat de « Les Proies », actuellement au cinéma ? La réponse dans cette nouvelle critique sur MediaShow !

Un prix mérité sur la mise en scène…

Comme pour ses autres longs-métrages, Sofia Coppola soigne toujours autant sa mise en scène. C’est d’ailleurs la principale qualité de son dernier film « Les Proies », notamment sur le travail remarquable des décors, du lieu et des costumes. En effet, les performances artistiques sont honorables avec une caméra qui enveloppe parfaitement ce huis-clos au cœur de cette maison coloniale du sud-est américain, durant la guerre de Sécession. Même si l’action est totalement absente, les plans de la réalisatrice sont suffisamment réfléchis pour amener une tension oppressante et une ambiance éthérée au sein de l’histoire.

La maison, les décors, les quelques scènes de bataille au début du film sont vraiment bien réalisés, ainsi que les costumes portés par les acteurs sont grandioses et fidèles de l’époque. D’autre part, la bande sonore accentue l’ambiance en jouant énormément sur le silence. Par moment, elle est également amplifié intelligemment de façon à amplifier les quelques scènes marquantes. Enfin, le jeu de couleurs est appréciable en oscillant entre les nuances vives pour évoquer la féminité, une des thématiques phares de la réalisatrice, et les nuances sombres pour rappeler le contexte historique : la guerre de Sécession.

7 femmes, 1 homme… et c’est tout !

Verdict d’après-séance : Si la mise en scène est une réussite et que l’on passe un moment plutôt agréable devant ce huis-clos où la fin n’est pas si évidente à deviner, le film présente tout de même quelques défauts assez contraignant… Tout d’abord, le scénario est véritablement plat. Il y a un gros manque de suspens, de tension sexuelle (alors que c’est censé être le cœur de ce long-métrage) et de rebondissements pour un thriller qualifié comme huis-clos. La situation a beaucoup de mal à s’évoluer, avec des tentatives peu concluantes, et on semble avoir beaucoup de mal à accrocher à cette mésaventure tragique. Ainsi, l’ambiance instaurée semble être présente artistiquement, mais pas de manière scénaristique.

D’autre part, paradoxalement à cela, il peut s’avérer trop court. En effet, le contexte historique n’est présent que pour combler le manque scénaristique et la majorité des personnages ne sont pas assez creusés voir mal présentés, les rendant non-attachants. Je pense notamment au personnage d’Elle Fanning avec un véritable potentiel d’adolescente aguicheuse. Au lieu de cela, elle n’est que très peu exploitée… On retrouve également ce problème chez le Colonel, interprété par Colin Farrell, avec un personnage qui change d’état d’esprit sans réelle logique… Enfin, dernier défaut : une fin expédiée. Même si Sofia Coppola semble vouloir rester fidèle à l’œuvre originelle, le dénouement de l’histoire est, selon moi, trop bâclé et aurait suscité plus de réflexion.

Une mauvaise exploitation du casting…

Le casting semblait savoureux au menu avec cette délicieuse brochette composée de Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning ou encore la jeune Oona Laurence. Au final, étant donné que les personnages sont mal exploités, le jeu d’acteur en prend un sacré coup… En effet, outre Elle Fanning qui réussit à sortir du lot en rayonnant de sa perversité, Nicole Kidman est très juste dans son rôle de « directrice », Kirsten Dunst hésite beaucoup trop dans son interprétation malgré son élégance et enfin Colin Farrell reste convainquant sans être transcendant comme depuis quelques années… Un beau casting sur le papier mais décevant sur le grand écran…

Pour résumer… Malgré un travail honorable sur la mise en scène, « Les Proies » réalisé par Sofia Coppola présentera un scénario bien trop faible mais également un casting peu exploité par rapport aux espérances offertes dans la bande-annonce. Un flop !

TOI AUSSI PARTAGE TON AVIS SUR LE FILM DANS LES COMMENTAIRES DE L’ARTICLE ! 🙂

Note pour le scénario : 2etoiles12
Note pour la direction artistique : 4etoiles
Note pour le casting : 2etoiles12

Note Globale :

12/20

 


La bande-annonce du film :

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