West Side Story (2021)

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Fiche :   

Résumé : 

WEST SIDE STORY raconte l’histoire légendaire d’un amour naissant entre Maria et Tony sur fond de rixes entre bandes rivales dans le New York de 1957.

Ma Critique : 

Après l’excellent « Ready Player One » en 2018, Steven Spielberg quitte son univers fantastique et de science-fiction et s’attaque à une nouvelle adaptation de la comédie musicale créée à Broadway en 1957 : « West Side Story ». Elle avait déjà été portée à l’écran en 1961 par Robert Wise et Jerome Robbins, avec la célèbre Natalie Wood, et qui avait remporté 10 Oscars. C’est d’ailleurs un rêve qui se réalise pour Steven Spielberg avec ce projet très personnel puisqu’il adore les comédies musicales depuis qu’il est enfant !

Qu’en est-il de ce long-métrage ? Verdict d’après-séance dans cette nouvelle Media’Critique sur le blog de MediaShow (sans spoilers) !

Une mise en scène moderne et réaliste.

Tonton Spielberg nous éblouit avec la mise en scène de « West Side Story ». C’est une vraie leçon de cinéma et le réalisateur montre qu’il existe encore de la magie dans le cinéma. Ainsi, le rendu visuel est impressionnant, avec une véritable maîtrise de la caméra, de la photographie, des chorégraphies rythmées (une énorme prouesse !) et surtout un travail époustouflant sur la lumière et les décors. En effet, contrairement à la version de 1961, Steven Spielberg opte pour des paysages plus urbains, en destruction, où la quasi-totalité des scènes dansées se déroulent en ville. Cela apporte un vent de fraîcheur à cette comédie musicale qui se révèle plus moderne et plus réaliste. D’autre part, le film est visuellement plus violent durant les scènes d’affrontements entre les Jets et les Sharks, apportant ainsi plus de réalisme à l’œuvre. Enfin, la bande originale est toujours aussi entraînante : « America », les sifflements, les claquements de doigts… un régal ! Quelques changements ont d’ailleurs été apportés quant à l’ordre des musiques.

A noter : contrairement à la version de 1961, les musiques sont chantées par les acteurs et non doublées, contribuant ainsi au réalisme du long-métrage. 

West Side Story: Steven Spielberg, Rita Moreno

Un manque d’émotion…

Inspiré de « Roméo et Juliette » de Shakespeare, « West Side Story » fut un véritable succès dans les années 50 à 70 à Broadway et Hollywood. Ce fut un véritable tournant dans le registre de la comédie musicale. C’est donc un énorme défi pour Steven Spielberg de réaliser cette nouvelle adaptation. Si la qualité de la mise en scène est indéniable, le scénario ne m’a pas totalement convaincu. Tout d’abord, le film ne fait preuve d’aucune réelle nouveauté depuis la version de 1961, de l’introduction avec les sifflements jusqu’au dénouement tragique. Bien évidemment, il y a quelques légères différences notamment sur les personnages : Doc est remplacé par Valentina, le passé de Tony, le métier de Maria ou encore le personnage d’Anybodys. Cependant, Steven Spielberg reprend le même schéma narratif, je trouve tout de même dommage qu’il n’ait pas apporté une touche personnelle.

D’autre part, étant donné que la mise en scène se révèle plus réaliste et plus violente, le scénario perd ainsi en émotion. En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient nettement moins attachants que ceux dans la version de 1961. Le duo Maria et Tony m’a donc profondément moins marqué, tout particulièrement la scène du bal qui dégage moins de magie. En soit, ce n’est pas une mauvaise idée de la part de Steven Spielberg de réaliser une nouvelle adaptation plus de 50 ans après celle Robert Wise et Jerome Robbins puisqu’elle permet aux nouvelles générations de découvrir un monument du cinéma hollywoodien. Le scénario est bien rythmé, la réflexion sur l’immigration et la place des femmes est plus appuyée et c’est aussi un plaisir de revoir cette histoire romantique au cinéma. Néanmoins, une revisite de l’œuvre plutôt qu’un ‘remake’ aurait dû être privilégié.

West Side Story

Un casting latino-américain !

Enfin, la version proposée par Steven Spielberg se démarque également la présence d’un casting composé d’acteurs latino-américains pour les Sharks. Le premier rôle (Maria) est donné à Rachel Zegler qui, au regret de le dire, est très loin de l’interprétation de Natalie Wood. Certes, l’actrice a l’avantage de chanter elle-même les chansons avec une très belle voix mais, selon moi, elle ne dégage aucune sensibilité et aucune émotion. À aucun moment, je n’ai ressenti de l’attachement pour son personnage. Ce qui vraiment dommage car, à l’inverse, Ansel Elgort nous offre une excellente interprétation de Tony. L’acteur est vraiment investi dans son rôle, mais l’alchimie nopere pas entre les deux acteurs. Pour les rôles secondaires, David Alvarez n’est pas convaincant dans le rôle de Bernardo, moins charismatique que George Chakiris, tout comme Ariana DeBose dans le rôle de Anita. Le côté rebelle de Mike Faist n’est pas crédible. Rita Moreno, autrefois Anita, réapparaît dans cette nouvelle version dans le rôle de Doc : Valentina. Son interprétation est honorable et offre un brin de nostalgie. Le choix d’un casting jeune ne m’a pas convaincu pour ma part.

Pour résumer… Steven Spielberg nous offre une nouvelle version honorable de la célèbre comédie musicale « West Side Story » avec une mise en scène exceptionnelle. Néanmoins, 60 ans après la première adaptation cinématographique, il est tout de même regrettable de ne pas avoir proposé une revisite, le scénario manquant cruellement de nouveautés. Enfin, le casting jeune ne m’a pas pleinement convaincu, un manque d’émotion sur le duo principal…

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Note pour le scénario : 3etoiles
Note pour la mise en scène : 4etoile12
Note pour le casting : 3etoiles

Note Globale :

14/20


La bande-annonce du film :
 

3 commentaires

  1. J’ai au contraire trouvé Ariana DeBose bouleversante dans le rôle d’Anita, plus émouvante même qu’Anita Moreno dans la version de Wise/Robbins. Elle est exceptionnelle notamment dans la scène du duo avec Maria après la mort de Bernardo. C’est manifestement une actrice née. Et Mike Faist est un Riff plus intéressant que l’acteur du film de 1961. En revanche, effectivement, Rachel Zegler en Maria et l’acteur qui joue Bernardo ne peuvent faire oublier Nathalie Wood et George Chakiris. Reste que le pari est dans l’ensemble gagné pour Spielberg ; sa réinvention du morceau « America » (il en fait un formidable hymne féministe en faisant descendre les femmes dans la rue) et sa création du nouveau personnage de Valentina (absente de toutes les versions précédentes et qui change le sens du récit puisque sa présence signifie qu’il y a déjà eu un couple mixte) sont particulièrement intéressantes.

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